isabelleadjani.blogspot.com



Pensez au calendrier de l'Avent 2009...

10 places disponibles ...14 réponses pour le moment.

Lien ici (thème : votre magazine préféré)

Merci de bien vouloir faire votre envoi avant le 22 novembre pour une mise en place plus aisée.
Calendar 09 : If you want to send me the pic of your favorite magazine with Isabelle Adjani on cover :
fredjani@hotmail.fr

Nous sommes à la moitié de la réalisation du calendrier, merci à tous ceux qui y ont pensé, les autres j'attends votre envoi avant le 22  novembre (dernier jour possible)
Euh, bon vais repousser un peu, puisqu'il reste 10 envois et que j'en connais certains qui sont en retard comme dab ..LOL.
Allez pensez y... Merci, merci encore
Lire la suite...“ ”

Questionnaire de Proust question 8




Nouvelle question  posée à Isabelle adjani et issue du sublime livre Le questionnaire de Proust aux éditions assouline, vous pouvez ensuite répondre dans les commentaires à cette question.



Retrouvons la question 8:
Votre couleur et votre fleur préférées :
Les déclinaisons de blanc et toutes les sortes de fleurs blanches odorantes


et vous ?

Vous pouvez retrouvez les 7 premières questions/ réponses sur Questionnaire de Proust
Lire la suite...“Questionnaire de Proust question 8”

Les films préférés d'Isabelle Adjani 6/6




 La dernière marche

Un jour à New-york, j'ai pris un petit déjeuner tardif  avec Sean Penn. Il y avait ses enfants et un de nos amis, un jeune producteur. Sean était très déchiré à cette époque -là.(J'en parle parceque lui-même en a parlé.) Il était malheureux dans sa vie amoureuse. Ca n'allait plus du tout entre lui et la mère de ses enfants (Robin Wright). Il disait : "Je pars tourner un film demain matin à l'aube. je n'ai même pas été aux essayages, j'ai simplement envoyé mes mesures, je mettrai ce qu'ils me donneront quand j'arriverai..." Il avait l'air complètement déconnecté du projet, pas prêt,pas présent, pas disponible,démotivé,vidé. Et je me disais : " Comment peut-on partir faire un film dans cet état là ?" Ce film, c'était la dernière marche. Et, c'est pour moi, le film le plus fort et le plus vrai, le plus incarné qu'il ait fait ! Il aurait dû avoir l'Oscar pour ce film là ! En fait ce matin-là, Sean était dans l'état du film. Un homme qui se sent condamné. Condamné par cet amour qu'il n'arrivait pas à faire vivre. Et il a joué ça , tout simplement ! Sur le tournage, il était à nu, ses sentiments étaient à vif. Sa douleur, son mal être est passé à travers un autre texte que le sien, à travers une autre situation que la sienne . Mais c'est son intimité, dans le moindre détail, qui s'est retrouvée sur la pellicule . Dans une acceptation totale, sans complaisance. L'authenticité d'une détresse mais au service d'une autre histoire que la siennne... Alors, ça c'est le miracle. La grâce d'un état,qui en plus, n'est pas un état de bonheur. Son talent conjugué à ceux de Tim Robbins, attentif et  protecteur, et de Susan Sarandan, sereine et bienveillante, a permis ce miracle . Son travail allié à la bonté et l'affection des gens qui l'entouraient. Lui, il s'est retrouvé absolument dans le film. Plus besoin de se poser la question : "Comment est-ce que je rentre dans ce personnage ? Quand est-ce que j'en sors ? " C'était : "J'y suis, j'y reste." Pas autre chose. C'est terrible parce qu'il a dû souffrir vraiment. C'est terrible mais, quand c'est réussi comme ici, c'est magnifique. Une telle rencontre entre un rôle et l'état dans lequel un acteur se trouve à un moment très précis dans sa vie, c'est magnifique. Mais ça arrive combien de fois dans une carrière ?

D'autres films préférés d'Isabelle Adjani à lire ici
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Isabelle Adjani sur Elle.fr

Chaque semaine, Elle.fr vous donne rendez-vous avec des femmes de tous horizons, artistes, psychanalystes, chefs d’entreprise, designers, actrices, infirmières, institutrices… peu importe. Des interviews qui ponctueront les sept mois de débat que nous souhaitons animer avec vous jusqu’au grand rendez-vous parisien des Etats généraux de la femme en mai prochain. Cette semaine, nous avons donné la parole à Isabelle Adjani.

Qu’est-ce qui a changé pour les femmes entre la génération de votre mère et la votre ?
Ma mère était à la fois libre, puisqu’elle a abandonné sa famille pour un homme qu'elle aimait, et prisonnière des cadres religieux et moraux de l'époque. Elle est restée imprégnée des préjugés relatifs à la position de la femme dans la société, à l'inégalité des sexes... Ce qui a changé selon moi ce sont les carcans. Par ailleurs, les droits fondamentaux des femmes ont énormément progressé en France, en Europe et dans les pays occidentaux. Mais il reste de nombreux pays où les femmes sont encore des êtres humains de seconde zone, voire des « infra-humains »...

Quels sont à votre avis les grands défis qui subsistent pour améliorer la condition des femmes ?
Les inégalités dans le monde du travail sont criantes ! L'égalité des salaires pour fonctions identiques n’existe pas, et l’accès aux postes de dirigeants est plus difficile pour les femmes. C'est le défi du XXIème siècle. Je ne suis pas du tout d’accord avec les féministes suédoises qui disent qu’il n'est pas difficile pour une femme de travailler deux fois plus qu'un homme pour y arriver, ce n'est pas du tout normal ! Je suis d'accord avec Nathalie Kosciusko-Morisset qui dit que les hommes et les femmes doivent affronter les mêmes questions et les mêmes problèmes quand ils ont les mêmes fonctions, s'ils n'agissent pas de la même manière, ils sont avant tout des êtres doués de raison les uns et les autres. Ce qui est positif, c’est que les nouvelles générations seront plus équilibrées car les filles ont investi et même envahi les classes préparatoires et les grandes écoles.

Quelle est la plus belle conquête des femmes ?
L'homme ? Non, je plaisante, les mêmes conquêtes que l'homme, la santé et l'espace ! Arrêtons de croire que les femmes ont quelque chose à gagner à se battre contre les hommes. Derrière toutes les conquêtes, toutes les avancées des femmes, il y a souvent des hommes qui se sont impliqués, qui se sont battus ! Et l'inverse est tout aussi vrai, non ? La plus belle conquête, c'est donc celle que la femme fait avec l'homme !

Le rapport homme/femme est il plus simple de nos jours ?
Oui et non. Oui, dans l'espace social où les relations se sont simplifiées : les échanges sont plus spontanés, plus directs. Mais les rapports restent difficiles, car les hommes se sentent menacés par certaines femmes. Dans les relations amoureuses, c'est beaucoup plus compliqué. Ça l’est par essence puisqu’en amour, chacun risque de perdre sa liberté et sa raison. Évidemment, les siècles ne changent rien à l'affaire. Si les rapports amoureux deviennent simples un jour, il faudra quitter cette planète ou bien laisser périr l'humanité !

Propos recueillis par Elvire Emptaz
Merci à Openingnight pour le lien
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Création de la "frimousse" d'Isabelle Adjani


Fifi travaille chez Valerian couture et évoque sur son blog la mise en place (depuis le mois de septembre) , de ce projet de création de poupée à l'éfigie d'Isabelle Adjani dont les profits seront reversés à l'UNICEF.


C'est à lire sur Les bêtises de Melle Fifi, n'hésitez pas à lui laisser un message, ça fait plaisir (je confirme, lol) !

Merci Tazyzas pour le lien !
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La journée de la jupe made in US

Voilà c'est signé, la journée de la jupe va franchir l'Atlantique pour aller au printemps prochain aux Etats Unis !
Article en anglais du site screendaily.com :



Cinema Epoch has acquired US rights to Jean-Paul Lilienfeld’s drama Skirt Day (La Journee De La Jupe) starring Isabelle Adjani.


Following a five-year hiatus Adjani returns as a rebellious teacher at a school for troubled children whose discovery of a gun in a student’s bag escalates into a hostage crisis.

Cinema Epoch president Gregory Hatanaka brokered the deal with Rezo Films head of international sales Sebastien Chesneau.

The Mascaret Films-Arte France-RTBF-Fontana Belgium Production premiered in Berlin.

Cinema Epoch will release the film theatrically in early spring 2010 as one of the first in its slate of arthouse theatrical releases.

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Adjani's doll

Voici la poupée d'Isabelle Adjani qui sera en vente le 19 nov à Drouot-Montaigne.
Catalogue complet pour voir les 76 autres poupées .
Lot n° 14 : une adorable poupée où l'on reconnait bien tous les clichés Adjaniens : lunettes noires, chapeau, cheveux longs soyeux, et une robe qu'on dirait sortie du festival de Monaco...

En prime on a le droit a un petit message de sa part, que je vous retranscris ci-dessous.




(La poupée Isabelle Adjani par Valerian Référence)
Une poupée? Vous me direz que c'est bien la dernière chose dont les enfants du Darfour ont besoin... qu'il y a comme une sorte de décalage affreux entre ces jolies frimousses et ces horribles cadavres d'enfants... Oui, mais non, non et non, parce que cette poupée que vous allez acheter va sauver la vie d'un enfant, de deux enfants, trois enfants... Ces enfants, demain, vous les voulez protégés, avec dans leurs bras... une poupée? Si vous avez vraiment l'espoir de leur sauver la vie, ça vaut bien une poupée, non?
Isabelle Adjani
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Gaumont picks up "De force"

Un nouveau site évoque le futur tournage de De force, il s'agit de Variety.com.
On y apprend que Gaumont a obtenu tous les droits internationaux, et que le film a un budget de 11,5 millions de dollars. Par ailleurs, il est bien confirmé que le tournage sera prévu en février, et petit plus que le tournage aura lieu durant 8 semaines...
Canal + a acheté les droits pour une diffusion tv. Le film sera produit par la société de Franck Chorot : Marylin production , et co-produit par Gaumont.


French mini-major Gaumont has taken domestic distribution and international sales rights to "De Force," an $11.5 million crime thriller helmed by ex-con-turned-filmmaker Frank Henry. Pic stars French thesp and helmer Olivier Marchal ("36 Quai des Ofevres"), Isabelle Adjani ("Skirt Day") and Simon Abkarian ("The Army of Crime"). Pic is produced by Frank Chorot's Marilyn Productions and co-produced by Gaumont. Canal Plus has pre-bought TV rights. esla
The Paris-set film centers on an inmate, played by Marchal, who's forced to collaborate with the French organized crime divisionto dismantle a high-profile gang network. "De Force" will start shooting in Feb. for eight weeks.

Henry, a former member of a notorious French gang who spent 21 years behind bars, penned various episodes of Marchal's crime skein "Braquo," which was a hit of Gallic paybox Canal Plus. This film marks his directorial debut.
By ELSA KESLASSY


Merci à l'inconnu qui m'a laissé le lien !
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Braquo, le générique


Depuis le temps que je cherchais à l'obtenir ce générique, le voici, sur ...you tube !
Olivier Marchal prépare déjà la saison 2, en attendant de jouer avec Isabelle Adjani dans De force de Franck Henry (qui était au scénario de la 1ère saison de Braquo...vous suivez ?)
Le coffret 3 dvd est disponible depuis le 3 novembre chez studiocanal



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"De force " repoussé à février

Ex-délinquant qui compte d’ailleurs parmi les scénaristes de « Braquo », Frank Henry (du gang des Postiches) se prépare à passer à la mise en scène avec De force, un polar dont le tournage est fixé à partir de février prochain.

Principalement animé par Olivier Marchal acteur (la photo), Isabelle Adjani (en flic de la Brigade de Répression du Banditisme) et Simon Abkarian, De Force met en scène un détenu qui, piloté par une service de police spécialisé dans le grand banditisme, infiltre une organisation criminelle de haut vol.

Pas courant de voir un ancien gangster diriger à l’écran un ancien policier, d'autant que le second incarne sous la direction du premier un ex-malfrat !

Par Marc Toullec , pour le site toutleciné.com
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Jacno-hommage-


Hommage à un auteur, compositeur, acteur, qui nous a quitté trop tôt.
Le morceau qui l'a rendu populaire dans les années 80 : rectangle.



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Adjani dans les inrocks


L'actrice évoque son amitié avec l'écrivain qui fit d'elle l'un des personnages d'A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie.












Photo prise par Hervé Guibert au jardin des plantes (Paris)

"J'ai rencontré Hervé à la rédaction du journal 20 Ans, au tout début de ma carrière, au milieu des années 70 dans les locaux Filipacchi sur les Champs. La directrice du journal, Agathe Godard, avait organisé une séance photo pour la couverture avec moi, prise par Jean-Marie Périer.
J'y allais pour voir ce projet de couverture et derrière Agathe Godard, qui était une femme d'autorité, très virile, phallique, il y avait un homme, blond et bouclé comme un ange, incroyablement jeune, et qui commençait à écrire dans le journal. Agathe Godard m'a montré la couve et c'était atroce! (rires) Mais atroce! On m'avait fringuée avec un truc bleu, blanc, rouge ; j'avais le sourire d'une idiote... Vraiment, un truc à faire honte! Mais j'ai senti chez ce jeune homme comme un regard de complicité. Il m'a vue penser sans rien dire la même chose que lui. Je l'ai vu comprendre ce que je ressentais. Il m'a paru incroyablement beau, d'une timidité élégante, avec une façon très attirante de parler ou de ne pas parler. Nous avions le même âge, à peine 20 ans.
Quelques mois plus tard, je suis partie à Amsterdam pour le tournage de Barocco, et Hervé est venu faire un reportage. Nous mangions tous les jours des pinces de crabe dans des chinois dégueulasses sur les canaux de la ville. Je lui parlais tout le temps, de choses très personnelles. Je n'ai jamais bien compris pourquoi j'avais autant envie de lui parler, de lui dire autant de choses sur moi. J'étais toujours étonnée de l'intensité avec laquelle il m'écoutait. Mais assez vite, lui aussi s'est mis à parler. De ses tantes, de ses parents, de sa vie personnelle aussi. Il incarnait, organiquement, des choses que j'avais pu lire chez Bataille. Il y avait quelque chose en lui de très troublant, d'ambivalent... Et puis j'aimais beaucoup son écriture. Cette façon très concise d'exprimer des choses violentes, la puissance de déflagration avec laquelle il s'exprimait.


Au début des années 80, nous sommes devenus très proches. On se voyait tout le temps, on dînait à trois avec Bruno Nuytten. Ma relation avec Bruno le fascinait beaucoup. Il me prenait en photo, je faisais tout ce qu'il voulait. Une fois, il m'a dit qu'il était allé vendre toutes les photos qu'il avait de moi à Paris Match. Je ne lui ai pas reproché. Alors il est retourné à Paris Match pour les reprendre. Il avait changé d'avis, ce qui lui arrivait souvent (rires). Je lui parlais beaucoup de mes projets, il me conseillait, j'avais besoin de son opinion, de son regard. Il faut dire qu'à l'époque, le producteur Daniel Toscan du Plantier dirigeait la Gaumont et il voulait faire de sa maîtresse, Isabelle Huppert, la titulaire de tous les projets du cinéma français. Hervé assistait à mon incrédulité devant cette situation. Alors il a écrit sans me le dire un scénario sur une actrice, inspirée par moi, qui se trouvait blacklistée par des gens de pouvoir. Son projet décrivait aussi ma relation avec Bruno. C'était l'histoire d'une carrière contrariée doublée d'un amour, qu'il avait à la fois romantisée et brutalisée. Le scénario s'est d'abord appelé "Gemina", puis "La liste noire".
Je l'ai lu et l'ai trouvé magnifique. Mais je suis entrée dans un rapport bizarre avec ce projet. Quand je m'en éloignais, il m'attirait et dès que je m'en approchais, que je me préparais à m'y engager, il me faisait peur. Je ne savais pas comment l'aborder, je faisais du surplace. Il me disait alors que j'étais trop puritaine, il se moquait de moi. De toutes façons, il ne vivait que pour la transgression. C'était à la fois sa pratique et sa plus forte conviction. Mais il le faisait toujours en dandy.

Je n'ai donc pas tourné le film, lui non plus. Nous nous sommes éloignés. Dans A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie, dont je pense par ailleurs que c'est un de ses textes les plus forts, je suis devenue l'un de ses personnages, l'actrice Marine. Il m'avait toujours prévenue que lorsqu'il se mettrait à parler de moi dans ses livres, ce serait pour me trahir. Qu'il resterait dans la vérité, mais qu'il ne se gênerait pas non plus pour traduire dans la fiction le mécontentement qu'il ressentait à mon égard. Je l'aimais énormément et je sais qu'il m'aimait aussi. Mais tout en moi ne lui allait pas. Je sais par exemple qu'il a été absolument furieux de mon passage au journal de TF1 pour faire taire la rumeur qui prétendait que j'étais morte du sida. Pourtant, j'avais pris soin de dire que j'avais honte d'avoir à affirmer que je n'étais pas malade, comme s'il s'agissait de dire que je n'étais pas coupable. Mais ça l'avait exaspéré. Lui, il a eu un rapport très ambigu avec sa maladie. Il était depuis toujours fasciné par la mort, par l'agonie... Il recherchait là un vertige. La maladie a transformé ses fantasmes littéraires en réalité terrible. Je crois qu'à ses yeux, mon comportement vis-à-vis de ces rumeurs manquait de lyrisme.
Après notre brouille, je l'ai vu à la télévision, amaigri et malade. J'étais horrifiée. J'ai ressenti beaucoup de colère contre lui. Je pensais qu'il aurait pu éviter sa contamination. J'avais le sentiment qu'il avait fait de lui-même son propre objet d'observation, l'objet de ses expériences. Je ne connaissais plus vraiment les gens qu'il fréquentait, je n'appartenais plus à sa vie. Je n'ai pas eu le courage de regarder son film, sorti après sa mort, La Pudeur ou l'Impudeur.
Notre relation était gémellaire. C'était le frère qui me bouleversait et m'épouvantait. Je ne sais pas ce que j'étais pour lui, probablement une sœur qu'il adorait et détestait. Depuis sa disparition, je n'ai pas non plus relu ses livres. Pourtant, ils sont toujours près de moi, dans ma chambre plutôt que dans la bibliothèque, je sais que je vais m'y replonger."

Propos recueillis par Jean-Marc Lalanne

Merci à Benraminos pour l'info.

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Adolphe -Variantes



Inga m'a offert une jolie photo extraite du film de Benoît Jacquot : Adolphe. Elle s'est amusée à retoucher cette photo où l'on voit Isabelle Adjani de profil et à la colorer de différentes façons avec de de jolies variantes très inspirées.
Merci !






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Frimousses à adopter !

Le monde.fr nous apprend qu'Isabelle Adjani participe à l'opération "Frimousses de créateurs" qui consiste en la création de poupées "de collection" uniques réalisées par de grands couturiers secondés par des personnalités (voir la liste dans le lien) . Ces poupées seront ensuite mises aux enchères sur le net et d'autres le seront directement via la salle de vente Drouot (jeudi 19 nov à 19h30).Les fonds récoltés serviront à financer une campagne de vaccination pour des enfants africains , et seront reversés à l'association UNICEF qui évoque également sur son site cette très belle action.


Les poupées sont visibles au petit palais du 10 au 15 novembre...
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Lancel (vitrine)

Je suis "fan" de ce genre de photos qui nous montrent de jolies vitrines, celle ci a été prise aux Champs élysées probablement l'an dernier puisqu'on y voit une photo extraite du shooting de la 1ere séance réalisée par B Rheims.


Aura -t-on le droit à une 3ème session pour Noël ? Puisqu' Isabelle Adjani est toujours l'égérie de Lancel.


Wait and see ! ;-)


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Des prix , des prix et encore des prix !

C'est une avalanche de prix qui s'abat sur La journée de la jupe, son réalisateur-J-P Lilienfeld et sa principale interprète-Isabelle Adjani-doivent être fiers de ces résultats , nous le sommes en tout cas pour eux, pour le film et tout ceux qui derrière les caméras et qui se sont affairés pour donné le meilleur , ils sont récompensés.




Recompensés en Espagne, avec les Seminci qui se sont déroulés du 23 au 31 octobre et qui ont célébré la " Semana Internacional de Cine de Valladolid" (cliquez sur l'image pour le palmarès complet)



Récompensés également par le prix europa qui s'est déroulé le 24 octobre dernier et qui a mis en compétition pres de 40 pays : on apprend que plus de 600 productions étaient candidates et que finalement "seules" 231 ont été retenues pour au final servir 26 lauréats (si j'ai bien compté...)



Une petite photo où l'on aperçoit J-P Lilienfeld

On apprend par ailleurs que le film va concourir (encore!) en Italie, visible sur ce lien

Enfin, la sortie de La journée de la jupe fait beaucoup parler en Espagne, comme en témoignent les nombreux liens livrés par Tazyzas, que je remets ici pour nos voisins espagnols (for spanish readers) :

Clase magistral de civismo and El dia de la falda salvo el dia

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Joyeux Halloween



Avec ces quelques clichés issus du film de Werner Herzog : Nosferatu , fantôme de la nuit, Isabelle Adjani retient le mal jusqu'au bout de la nuit...


En attendant la sortie prochaine du film sur DVD.









Bonus : un dessin fait d'après une capture d'écran trouvé sur le net.



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Isabelle Adjani au salon de la photo



Isabelle Adjani était "virtuellement" au salon de la photo qui a eu lieu du 15 au 19 octobre.










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Histoire(s) de cinéma ,making-off mammuth


Voici l'intégralité du reportage sur le making off de mammuth, en partage comme d'habitude sur You tube avec une Isabelle Adjani aux commandes d'une caméra super 8 ...










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Mammuth super 8




Il y a donc bien eu un petit reportage sur le film Mammuth où chacun des protagonistes a tenu une caméra super 8 afin de filmer quelques instants volés du tournage.


Isabelle Adjani se filmant : apparaissant derrière une perruque et commentant ensuite les moyens faramineux de la production du film pour le confort des acteurs : la piscine avec toutes ces belles bouées et fond avec carrelage...C'était fugace , mais assez drôle





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Histoire(s) de cinéma

Je ne sais absolument pas si finalement , nous verrons des images inédites de Mammuth, puisque sur le site canal+.fr, cela est annoncé dans le petit résumé, mais par contre lorsqu'on regarde la bande annonce de cette nouvelle émission de Daphné Roulier, on ne voit absolument rien ...

Alors réponse ce soir vers 23h ...sur canal + !
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"Impératrice jamais... Quelle promotion! C'est classe!"


Mon cinema.com nous fait le plaisir de nous offrir pour ce week end une interview d'Isabelle Adjani (faite par mails !!!) qui revient sur le tournage de ce sublime film La journée de la jupe.
Elle y parle de son absence, de son rôle, de la discrétion du tournage (rappelez vous cependant mon blog vous en parlait dès le début), et de son éventuel rôle de l''impératrice Catherine II dans VK de Pierre Gill, et si ce n'était donc pas un rêve ???


Absente des écrans de cinéma depuis quelques années, Isabelle Adjani revient aujourd'hui dans La journée de la jupe, un film de Jean-Paul Lilienfeld dans lequel elle incarne une enseignante en crise. En exclusivité pour La Presse, l'actrice a accepté de répondre par courriel à nos questions.

Q Vous n'avez pas été vue au cinéma depuis Bon voyage de Jean-Paul Rappeneau. Pourquoi une aussi longue absence?

IA. Le titre Bon voyage était peut-être prémonitoire: je voyage dans ma vie privée au risque peut-être de laisser l'absence s'installer. M'occuper des problèmes familiaux, tenter de réussir au quotidien ma vie sentimentale, rester connectée à la réalité des choses, des plus compliquées aux plus simples, c'est du plein temps. Et c'est important pour moi. Ce métier et ce milieu peuvent assez facilement vous mettre à distance des responsabilités humaines, familiales et civiques. Je ne suis pas faite pour vivre une vie imaginaire. J'ai besoin de rester dans la réalité, même quand elle est dure. Pour être plus près des miens, j'ai préféré la scène en interprétant Marie Stuart dans un théâtre parisien. Cela demande beaucoup d'énergie, croyez-moi! Rien ne remplace la rencontre physico-mystique avec le public quand le rendez-vous entre l'actrice, la pièce, et les gens est une réussite sincère!

Q Vous avez souvent pris position pour des causes humanitaires et sociales mais vous avez plus rarement prêté votre talent à des films abordant ces questions de plein front. Était-ce pour vous une motivation supplémentaire d'accepter la proposition de Jean-Paul Lilienfeld? Comme une occasion d'exprimer des choses sur des thèmes importants?

IA. Aujourd'hui, les artistes et aussi, malheureusement, ceux qu'on appelle les people sont sollicités à tort et à travers, et pour toutes causes confondues. Notre époque, très étrange, a perdu ses porte-parole légitimes. Intellectuels, philosophes, où êtes-vous? Alors demeurent pour faire «bouger», «mouvoir», ceux qui peuvent «émouvoir». Acteurs, actrices, nous voilà devenus des boosters de visibilité, avec la notoriété nécessaire pour faire émerger des questions sociales, sanitaires ou juridiques. Avec La journée de la jupe, une occasion s'est enfin présentée de m'impliquer socialement et politiquement en «interprétant», en devenant la parole et la chair.

Q Comment Jean-Paul Lilienfeld vous a-t-il présenté ce projet? Que vous a-t-il dit pour vous convaincre?

IA. Il m'a présenté le film comme une urgence et une évidence: une urgence parce qu'il avait travaillé, depuis plusieurs années, à observer la détérioration des conditions de travail des élèves et des enseignants, principalement dans les quartiers difficiles en France. Il souhaitait, plus que tout, réaliser une fiction sans complaisance sociétale, non consensuelle, sur la situation scolaire actuelle. Le film est une espèce de bilan d'urgence, de coup de poing dans la gueule, ouvert au débat, et même à la controverse houleuse! Ce qui m'a convaincue, c'est le traitement scénaristique sans angélisme, la détermination ultra documentée de Jean-Paul Lilienfeld, l'appel irrépressible que j'ai ressenti, vers un travail d'interprétation plus déstabilisant. J'y voyais un vrai défi. J'aime bien marcher sur mes propres plates-bandes et prendre des risques. C'est ça aussi être actrice!

Q La société actuelle vous inquiète-t-elle?

IA. Oui. Qui n'est pas inquiet de voir se défaire les grands idéaux de la République, et de les voir peu à peu recouverts par des voiles, des drogues et des coups de poing? Le viol de la démocratie préfigure le viol de l'intégrité des individus. En tout cas, je le crois. Le thème du sexisme existe dans cette Journée de la jupe où l'on voit les garçons se réfugier derrière de fausses croyances religieuses (une interprétation désastreuse de certains passages du Coran) pour jouer aux caïds et maltraiter les filles. Ces enfants, dont il est question dans l'histoire du film, sont les héritiers d'un passé refoulé, postcolonialiste. Cette fameuse fracture entre l'Algérie et la France occupe une place dans l'inconscient de cette classe. Ils apparaissent très isolés, peut-être même dans le cercle familial. Car c'est aussi à leurs aînés qu'ils s'opposent. Ils portent en eux, sans le savoir, la mémoire de leurs grands-parents sacrifiés et oubliés, et l'effacement de leurs parents au nom de l'intégration.»

Q Votre «retour» au cinéma n'a pas été publicisé du tout au moment du tournage du film. Pourquoi cette discrétion?

IA. Personne ne savait que je tournais, et c'était très bien! Travailler de cette façon, loin de toute pression, est un véritable soulagement. Il était important pour ce film, dont la vocation est d'apporter du «vrai», d'être seulement dans le travail, et pas dans la publicité de ce travail. C'était le passage obligé pour atteindre une vraie crédibilité, pour la justesse des situations. Mon ambition artistique, c'était qu'on m'oublie, moi, au profit de mon personnage. De toute façon, la discrétion est à mon sens un code moral qu'il faut défendre, surtout à l'ère de l'imposture people, de la vulgarité ambiante où il faut tout dire, tout montrer, tout avoir. À force de transparence, on ne voit plus rien du tout!

Q Dans La journée de la jupe, vous donnez principalement la réplique à de jeunes acteurs qui n'avaient jamais fait de cinéma auparavant. Comment avez-vous vécu cette expérience?

IA. Eux, ils avaient répété pendant deux mois et savaient leur texte au rasoir. Moi, je ne les ai rencontrés que le premier jour du tournage et... ils m'ont tout de suite appelée Madame! Nous avons gardé nos distances, c'était important pour le film. Je me suis plantée devant eux comme une prof de français, pas comme une actrice. Je pense que la plupart ne savaient pas qui j'étais. C'était bien comme ça. On n'était que dans le travail. Je n'ai jamais essayé de me rapprocher d'eux autrement qu'à travers notre travail mutuel. Je n'ai pas fait deux minutes de démagogie, pas même une! Pour moi, c'était essentiel. C'était la moindre des choses à leur donner en retour, eux, dont l'implication était totale et pas si évidente. Vous imaginez la somme de sentiments, de sensations, de complexités, enfouie, refoulée, qui était en jeu pour ces garçons et ces filles. Ils sont à la fois tellement sur la défensive et tellement tendres. En même temps, ils vous regardent droit dans les yeux, ils savent de quoi on parle. Il faut, comme ils disent, que «ça parle réel». Il y a une scène où je leur dis: «Il n'y a que l'école qui puisse vous permettre de vous en sortir», ils m'écoutaient, mais dans le genre: «Tu as intérêt à nous dire quelque chose qui sonne vrai! Tu as intérêt à ce que ce soit vrai parce que nous, on ne va pas faire semblant de t'écouter si tu ne nous intéresses pas!» C'était très clair. Ils sont vraiment vibrants d'authenticité et de vérité. Ils étaient tous courageux. J'ai beaucoup apprécié cette confrontation. Faite de respect, d'intimidation et de générosité.

Q Il fut récemment annoncé que vous avez accepté de jouer dans VK, un film réalisé par le Québécois Pierre Gill aux côtés d'Adrien Brody et de Rachelle Lefevre. Que pouvez-vous nous dire de ce projet dans lequel vous prêterez vos traits à la Grande Catherine II?

IA. Je ne peux pas en dire grand-chose. La production est entrée en contact avec moi. J'ai manifesté mon intérêt. Même si je n'ai encore rencontré personne, je peux dire que je serais très heureuse de travailler avec Pierre Gill et un partenaire talentueux comme Adrien Brody. Et aussi enchantée de jouer enfin une grande impératrice qui a régné brillamment sur le plus grand pays du monde. J'ai été reine mais répudiée (La reine Margot) ou décapitée (Marie Stuart), mais impératrice jamais... Quelle promotion! C'est classe!

Propos recueillis par Marc-André Lussier

Merci à Lapinou pour le lien
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La journée de la jupe au Canada part 3


Encore une nouvelle critique, qui compare ce film à celui de Laurent Cantet et (entre les murs) et celui d'Abdellatif Kechiche (l'esquive), comparaison qui pour moi n'a pas de raison d'être puisque La journée de la jupe se veut avant tout une fiction qui dépeint la société alors que les deux films cités dépeignent davantage la société à travers la réalité des faits ... Néanmoins la critique est assez élogieuse... A lire sur le devoir.com




On pense d'entrée de jeu à Entre les murs, de Laurent Cantet, pour ce huis clos dans une classe multiethnique issue des banlieues françaises, avec enseignant pris dans la tourmente. Également à L'Esquive d'Abdellatif Kechiche, sur un thème similaire, apportant un même surcroît d'humanité. La Journée de la jupe n'atteint pas ces profondeurs, mais son côté anti-rectitude politique est réjouissant et sa confrontation corrosive.


Le film de Jean-Paul Lilienfeld célèbre le retour d'Isabelle Adjani au grand écran, dans un rôle qui lui tenait à coeur, tant l'actrice française (née de père algérien) a milité contre le racisme et tous les intégrismes.

Huis clos dans une classe impossible. Une enseignante (Adjani) se fait malmener de mille manières par des élèves aux cultures diverses, dont un petit caïd d'origine africaine qui taxe et intimide tout ce qui bouge. Un pistolet tombé deviendra une arme entre les mains de la prof, qui prend sa classe en otage, blesse accidentellement le caïd et entreprend d'enseigner Molière et la morale civique, arme en main. Cette proposition à la fois loufoque et dramatique ne se pique pas toujours de vraisemblance ni de subtilité. D'autant moins quand un policier négociateur (Denis Podalydes), en rupture de couple, entreprend de dialoguer avec la dame.

Le huis clos scolaire constitue le centre des tensions et le véritable pouls d'un film qui ne prétend pas réinventer la forme. Jonglant entre les genres, avec un aspect comédie qui ne tient pas vraiment la route, La Journée de la jupe vaut avant tout pour cet affrontement féroce entre cette Sonia Berjerac (rôle qu'Adjani endosse haut la main) et sa classe (des non-professionnels, vraiment excellents). Tous les sujets-chocs: machisme, religion qui sert d'excuse pour tout, ignorance revendiquée, sont jetés sur la table, avec les peurs, les colères, la résistance des filles, la lâcheté bavarde des garçons.

Au dehors, sur le terrain où les négociations s'organisent, les personnages apparaissent plus primaires. Celui du policier, à la limite du ridicule, manque de substance, le directeur est un imbécile et la ministre de l'Éducation tient du Polichinelle sans âme. La faiblesse du scénario et des acteurs s'inscrit essentiellement dans cette frange hors du cadre central.

Autrement, La Journée de la jupe, satire acerbe d'un système scolaire en débâcle, tisse intra muros la toile de sa tragédie avec une puissante habileté, en ouvrant la porte sur un abîme dont semble apparemment évacué tout espoir.
Article d'Odile Tremblay
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La journée de la jupe au Canada part 2


Autre article, celui ci provient du site moncinéma , et offre une critique bien plus nuancée que le précédent...
A noter que vous pouvez attribuer une note (des étoiles), j'ai voté 5/5, et fait monter la note d'un dixième ... et vous pouvez aussi laisser un commentaire pour inciter nos amis canadiens à aller voir ce film ...


Les admirateurs d’Isabelle Adjani apprécieront voir l’actrice livrer une vibrante performance dans La journée de la jupe.

La journée de la jupe marque le retour d’Isabelle Adjani au cinéma. Elle reprend du service dans un film de facture modeste, où elle campe un personnage comme elle les aime: intense, dramatique, un peu fêlé. Si l’interprète de Camille Claudel trouve ici un rôle à sa (dé)mesure, force est toutefois de constater que le film de Jean-Paul Lilienfeld se révèle un peu lourd dans sa démonstration.

Belle idée de départ pourtant. Enseignante dans une école fréquentée par des jeunes issus de milieux plus «difficiles», mademoiselle Bergerac, un jour, pète les plombs. Excédée de constater à quel point la société végète dans un état lamentable, ne reconnaissant pas non plus dans ses élèves la France qu’elle a connue jadis, l’institutrice fait face à une meute de jeunes aux prises avec des problèmes très aigus.

Violences en tous genres, rapports distordus entre hommes et femmes, clash des confessions religieuses, la classe devient ainsi un microcosme dans lequel les différents enjeux de la société actuelle sont mis en exergue.

Au gré d’un épisode violent qui risque de mal tourner, mademoiselle Bergerac met un matin la main sur l’arme d’un élève et décide de prendre sa classe en otage. Du coup, le récit se transforme en huis clos et revêt un caractère très théâtral. Voulant apostropher trop de thèmes à la fois, Lilienfeld s’appuie de surcroît sur des dialogues très appuyés pour étayer son propos.

Ainsi, le récit joue sur deux tableaux. Il y a d’abord l’institutrice qui, avec ce coup de force, découvre une réalité à laquelle elle ne s’était jamais vraiment intéressée jusque là. Du moins, pas sous cet angle. À l’extérieur, avec les forces de l’ordre qui s’en mêlent, le débat prend forme. On revendique de meilleures ressources pour un système d’éducation qui, dans l’état actuel des choses, ne peut guérir tous les maux.

L’intention est louable, bien sûr. Mais la manière manque cruellement de subtilité. Modulant sur un tout autre registre le message lancé l’an dernier par Laurent Cantet et François Bégaudaud dans Entre les murs, l’auteur cinéaste Lilienfeld ne dispose pas ici de la même force de frappe.

Évidemment, les admirateurs d’Isabelle Adjani apprécieront voir l’actrice livrer une vibrante performance, pratiquement seule face à une bande de jeunes acteurs non professionnels. Fidèle à sa légende, elle se lance ici à corps perdu, prêtant toute sa force dramatique au personnage.

L’ensemble revêt toutefois un caractère artificiel qui dessert le propos du film. Dommage

Article de Marc André Lussier
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La journée de la jupe au canada part 1


A l'occasion de la sortie de La journée de la jupe au Canada (c'était le vendredi* 23 octobre), de nombreux sites se font l'écho de ce film avec pas mal d' enthousiasme. Metro Montréal rapporte quelques propos du réalisateur Jean-paul Lilienfeld.

*Les films sortent le vendredi de l'autre côté de l'Atlantique, et il était question qu'on fasse de même en Europe...



Jean-Paul Lilien­feld a particulièrement hâte de commencer l’écriture de son prochain long métrage, car depuis la sortie françai­se de La journée de la jupe, en mars dernier, son emploi du temps ressemble plus à celui d’un homme politique qu’à celui d’un cinéaste.

Après avoir assisté à d’innombrables rencontres entre professeurs, pris part à plusieurs débats et partici­pé à de multiples entrevues pendant lesquelles on lui demandait son opinion sur divers sujets chauds de l’actualité, le réalisateur est prêt à retrouver sa plume... et à laisser les discours sur l’immigration, la religion, le racisme, l’éducation et le sexisme derrière lui.

«En tournant le film, je ne me doutais pas de toutes les questions qu’il pourrait soulever! rigole le cinéaste à l’autre bout du fil. C’est toujours surprenant de se faire demander ce genre de trucs quand on n’est pas un politicien.»

Lilienfeld aborde de front les nombreux problèmes que peuvent connaître les jeunes des banlieues dans La journée de la jupe.

Isabelle Adjani y incarne une enseignante qui n’ar­rive plus à assurer ses cours. Bousculée et insultée par ses élèves, elle est au bout du rouleau. Lors d’un cours particulièrement chaotique, et après avoir découvert un flingue dans le sac d’un lycéen turbulent, elle retourne l’arme contre ceux qui la terrorisent depuis trop longtemps.

«C’est un concentré de réalités plutôt sombres, mais avec une touche d’espoir à la fin», souligne le réalisateur, qui signe ici son premier drame, après HS hors service et Qua­tre garçons pleins d’ave­nir.

Les émeutes de 2005
C’est à la suite des émeutes de 2005 dans les banlieues françaises que Jean-Paul Lilienfeld a écrit La journée de la jupe. Lui-même issu de ces quartiers dits «sensibles», le cinéaste a tracé les grandes lignes de l’intrigue après avoir été bouleversé par le témoigna­ge à la télévision d’une mère de famille au bord de la crise de nerfs. Celle-ci racontait comment elle se couchait devant la porte de son appartement pour empêcher ses filles de sortir pendant la nuit.

«Pendant qu’elle parlait, on nous montrait des ima­ges de voitures de police, de cocktails Molotov et de jeunes qui couraient dans tous les sens, explique Lilienfeld. Et je me rappelle avoir été frappé par une chose à ce moment-là : on ne voyait pas la moindre fille. Et pourtant, quand j’habitais en banlieue, les bêtises qu’on faisait, elles étaient mixtes...»

Changer le monde avec un film, le réalisateur n’y croit pas. «Je crois toutefois qu’un long métrage peut provoquer des débats et soulever des questions... ce qui n’est déjà pas si mal», conclut-il.

Par Marc-André Lemieux
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