La reine Margot fait effectivement la couverture du dernier livre d'Arnaud Duprat, il sera à l'honneur à Cannes durant ce festival et fera l'objet d'un doc demain sur France 5 ...
- Le film sera à l'honneur ces jours ci sur la croisette , car une version restaurée sera visionnée en présence de quelques acteurs et de son réalisateur.
Cette version devrait être visible en janvier 2014 pour les spectateurs pour fêter les 20 ans du film.
-D'autre part demain la chaîne France 5 revient sur le film :
Un film & son époque – Il était une fois... « La Reine Margot »
Collection documentaire
- Pour visionner la vidéo (attention uniquement 7 jours ...)
- http://www.france5.fr/emissions/la-galerie-france5/diffusions/19-05-2013_58323
Patrice Chéreau réussit à sublimer l’horreur grâce à une lumière crépusculaire et une mise en scène virtuose.
© 1994 - Pathé Production - France 2 Cinéma - D.A. Films - Nef Film Produktion - RCS Produzione TV SPA
Alors que se déroule le 66e Festival de Cannes, Laurence Piquet déroule le tapis rouge au 7e art avec un nouvel opus de la collection documentaire Un film & son époque. Guillaume Moscovitz revient sur le contexte et les conditions de réalisation de cette fastueuse fresque de Patrice Chéreau.
« Ce qui m’a décidé, c’était principalement les guerres de religion, explique Patrice Chéreau. Et de découvrir très vite, au fur et à mesure de l’écriture du scénario, qu’on allait raconter une histoire où les gens allaient tuer au nom de Dieu. » En 1989, le directeur du Théâtre des Amandiers de Nanterre et la scénariste Danièle Thompson travaillent sur l’adaptation pour le grand écran du roman d’Alexandre Dumas, en pensant déjà à la remarquable interprète de Camille Claudel dans le rôle-titre, Isabelle Adjani. Pour son cinquième film, Chéreau s’intéresse aux intrigues de la cour des Valois et aux conséquences du mariage politique entre Marguerite et Henri de Navarre. Destinée à apaiser les tensions entre catholiques et protestants, cette union débouche pourtant sur une tuerie lors de la nuit de la Saint-Barthélemy. Un drame familial et historique qui, quatre siècles plus tard, trouve des résonances dans la nouvelle montée des extrémistes religieux, en Iran, au Soudan ou en ex-Yougoslavie. « La proximité de l’horreur, du sang, du sexe, c’était notre actualité aussi, se souvient l’actrice Dominique Blanc. Donc c’était difficile de ne pas se sentir concernée par tout cela. J’avais vraiment l’impression de jouer quelque chose d’incroyablement contemporain. » Pour l’interprète du roi Charles IX, Jean-Hugues Anglade, « [Chéreau] voulait donner de la modernité à son film en montrant la violence de la Saint-Barthélemy, comme on peut la vivre aujourd’hui quand on voit ce qui se passe en Syrie ou, à l’époque, comme ce qui se passait en Yougoslavie. Il voulait vraiment montrer le massacre dans toute sa brutalité et sa sauvagerie. »
« Ce qui m’a décidé, c’était principalement les guerres de religion, explique Patrice Chéreau. Et de découvrir très vite, au fur et à mesure de l’écriture du scénario, qu’on allait raconter une histoire où les gens allaient tuer au nom de Dieu. » En 1989, le directeur du Théâtre des Amandiers de Nanterre et la scénariste Danièle Thompson travaillent sur l’adaptation pour le grand écran du roman d’Alexandre Dumas, en pensant déjà à la remarquable interprète de Camille Claudel dans le rôle-titre, Isabelle Adjani. Pour son cinquième film, Chéreau s’intéresse aux intrigues de la cour des Valois et aux conséquences du mariage politique entre Marguerite et Henri de Navarre. Destinée à apaiser les tensions entre catholiques et protestants, cette union débouche pourtant sur une tuerie lors de la nuit de la Saint-Barthélemy. Un drame familial et historique qui, quatre siècles plus tard, trouve des résonances dans la nouvelle montée des extrémistes religieux, en Iran, au Soudan ou en ex-Yougoslavie. « La proximité de l’horreur, du sang, du sexe, c’était notre actualité aussi, se souvient l’actrice Dominique Blanc. Donc c’était difficile de ne pas se sentir concernée par tout cela. J’avais vraiment l’impression de jouer quelque chose d’incroyablement contemporain. » Pour l’interprète du roi Charles IX, Jean-Hugues Anglade, « [Chéreau] voulait donner de la modernité à son film en montrant la violence de la Saint-Barthélemy, comme on peut la vivre aujourd’hui quand on voit ce qui se passe en Syrie ou, à l’époque, comme ce qui se passait en Yougoslavie. Il voulait vraiment montrer le massacre dans toute sa brutalité et sa sauvagerie. »
Un grand opéra funeste et baroque
Chéreau montre la violence de la Saint-Barthélemy comme on peut la vivre aujourd’hui en Syrie ou, à l’époque, en Yougoslavie.
© Luc Roux - Coll. Fondation Jérôme Seydoux-Pathé
Inspiré par les peintures de Géricault et les photos des journaux d’actualité, Chéreau filme, au plus près, la violence barbare des affrontements, les flots de sang et l’amoncellement de corps suppliciés. Des charniers qui « portent la trace indélébile du traumatisme de ces images vues au printemps 1945, quand les Alliés ont ouvert les camps de la mort et y ont mis des caméras », analyse l’historien et critique de cinéma Antoine de Baecque. « On était devenus de grands professionnels du cadavre, du massacre de masse », ironise le réalisateur, qui réussit pourtant à sublimer l’horreur grâce à une lumière crépusculaire et à une mise en scène virtuose. Et c’est un grand opéra funèbre et baroque qui est projeté au Festival de Cannes le 13 mai 1994, alors qu’un génocide se déroule au même moment au Rwanda. La Reine Margot remporte le prix spécial du jury et Virna Lisi celui d’interprétation pour son rôle de Catherine de Médicis. Réalisant 2 millions d’entrées, ce film sensuel et choral permet enfin à Patrice Chéreau, metteur en scène reconnu de théâtre et d’opéra, de rencontrer le succès public au cinéma.
Amandine Deroubaix
Les témoins
Le documentaire est ponctué par les souvenirs de Patrice Chéreau, scénariste et réalisateur ; Danièle Thompson, scénariste ; Pierre Grunstein, producteur exécutif ; François Gédigier, monteur ; Goran Bregovic, compositeur ; Dominique Blanc (rôle d’Henriette de Nevers) ; Jean-Hugues Anglade (Charles IX) ; Daniel Auteuil (Henri de Navarre) ; Antoine de Baecque, historien et critique de cinéma.
Collection documentaire
Durée 52’
Auteurs Serge July et Guillaume Moscovitz
Réalisation Guillaume Moscovitz
Production Folamour / INA, avec la participation de France Télévisions
Année 2013
Durée 52’
Auteurs Serge July et Guillaume Moscovitz
Réalisation Guillaume Moscovitz
Production Folamour / INA, avec la participation de France Télévisions
Année 2013
Merci à Cyril pour ces infos

4 commentaires:
Je viens de voir le documentaire
On ne peut que regretter une fois de plus....l'absence d'Isabelle Adjani dans les témoignagnes (juste des documents d'archives )
Tout le monde a joué le jeu
Auteuil, Jean hugues Anglade , Dominique Blanc etc...sauf elle
On apprend qu'isabelle , là encore , s'est fait tirer l'oreille par Chéreau et Berri pour finalement accepter le role
ah lala....
Je viens de voir le documentaire. J'ai trouvé cela passionnant.
Enfin on parle de cinéma, du travail de CHEREAU avec ses acteurs, de lumière, de musique...et de la difficulté d'IA à tourner alors qu'elle était au cœur du projet.. IA vraiment sublime dans le film et les photos du tournage mais dommage qu'elle n'ait pas participé au doc.
Ce qui reste passionnant et rassurant c'est qu'avec une filmographie rare IA reste au cœur du cinéma et suscite toujours autant l'intérêt.
David
Oui, merci à Cyril encore car je ne m'attendais pas à cette "pépite" concoctée par France 5 : j'ai bien aimé ces interviews ces extraits qui parlent tout autant du film , que de ses acteurs, des personnages historiques ou bien encore de la réalité politique et géographique actuelle.
Quant à Isabelle....Quel plaisir de revoir des extraits chez Pivot, et des photos hors cadre -pour ma part-jamais vues... Bref à ne pas rater !
Une tribune qui vient de paraître dans L'Humanité: une incroyable coïncidence ! Le film La Reine Margot a ouvert le festival de Cannes 94 et est sorti dans les salles françaises le jour même où des soldats français massacraient quarante mille civils tutsis au Rwanda au cours du plus grand massacre du génocide !
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