1 septembre 2012

Récapitulatif des critiques du film mà j L'alsace et le parisien

Vous trouverez sur ce post l'ensemble des critiques du film formulées par la presse.
Si vous trouvez d'autres liens , n'hésitez pas , je complèterai au fur et à mesure ...




Critique par abusdeciné

Une journée pas si ordinaire


Dire qu’on attendait ce premier long-métrage signé Alexandre Astier est un euphémisme. L’artiste lyonnais, scénariste-réalisateur-acteur de la série "Kaamelott", tente depuis plusieurs années de porter sur grand écran sa création. Mais le projet, évidemment ambitieux, mettant un certain temps à se monter, le voilà qui fait ses débuts de cinéaste avec un film intimiste, loin de l’univers décalé du Roi Arthur et de ses chevaliers. Intimiste, c’est bien le mot qui définit le mieux ce drôle de film qu’est "David et Madame Hansen", tant il est porté par ses personnages, décrivant leurs relations au travers de dialogues incisifs.

En privilégiant une unité de temps (une journée) et de lieu (une route et une maison), Astier verrouille sa narration, et se laisse toute latitude pour créer sa fiction et faire exister ses protagonistes. S’il démarre comme un road-movie, "David et Madame Hansen" prend rapidement la forme d’une chronique douce et mélancolique, les quatre personnages principaux du film formant un quatuor humain aux caractères attachants et, finalement, complémentaires.

Scénariste chevronné (il a écrit la totalité des 458 épisodes de "Kaamelott"), Astier cultive un humour à froid particulièrement savoureux, parfaitement retranscrit dans des dialogues d’un naturel confondant, et parvient à tenir sur la longueur une rigueur d’écriture plaisante. Réécrit pour Isabelle Adjani après le départ controversé d’Alain Delon, l’exigeant rôle principal permet à l’actrice de nous étonner à nouveau, face à un Alexandre Astier volontiers en retrait. Une justesse de ton et d’interprétation qui donne à ce premier film un agréable parfum de comédie dramatique osée et humaniste.

En abordant un sujet aussi difficile que la gestion d’un traumatisme, Astier brosse donc des portraits malicieux, qu’il illustre avec goût par quelques idées de mise en scène judicieuses (la scène de la Lamborghini). Un premier pas dans la réalisation qui ne donne qu’une envie : que la trilogie consacrée au Royaume de Camelot puisse enfin voir le jour, tant son cinéaste prouve ici qu’il a l’étoffe dont sont faits les meilleurs conteurs.
 
 
 
 


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Critique du Parisien

Ce n’est pas parce qu’Isabelle Adjani joue dans un qu’il est bon. Du talent, l’interprète de « » en a à revendre. La question est : pourquoi est-il si mal employé? pourquoi ne choisit-elle pas de meilleurs scénarios? L’histoire de cette patiente qui a perdu la mémoire, embarquée en ambulance par un ergothérapeute qui ne s’y attendait pas, n’a aucun intérêt.                  Tourné par , dont le nom est associé à celui de « Kaamelott », ce film est anémique, avec quelques scènes parfois grotesques. Combien coûte une place de cinéma, déjà?
Pas de nom !

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Critique de l'Alsace

C’est une silhouette, un peu empâtée, qui se profile dans l’obscurité d’un couloir de clinique. Dès le générique de David et Madame Hansen, Isabelle Adjani est là. Dans l’ombre encore dont Alexandre Astier va petit à petit la faire émerger. Car, qu’on le veuille ou non, on a (aussi) envie de voir ce film à cause de la reine Isabelle. Parce qu’on ne saurait se contenter d’une apparition, fantomatique au sens propre du terme, dans Mammuth tandis que De force, l’an dernier, a filé sur l’écran à la vitesse d’une (pâle ?) météorite. Car Isabelle Adjani n’a plus honoré le cinéma de sa coruscante présence depuis La journée de la jupe en 2008. C’est peu pour une légende vivante. Alors forcément, on scrute cette Madame Hansen pour débusquer la grande Isabelle. Et débusquer est bien le mot puisque Madame Hansen-Bergmann est longtemps tapie dans l’ombre, réelle et mentale, avant de venir tout doucement vers une lumière qui a les couleurs du Cap canaille, le tableau (et… le paysage) de Paul Signac. On l’a dit, le film d’Alexandre Astier est un exercice délicat, voire périlleux et il faut un peu de temps pour entrer dans un jeu en décalages et en ruptures de ton. D’emblée, on songe à un « thriller médical » mais Astier embarque le spectateur sur d’autres pistes, celles du road-movie et de la chronique psychologique mâtinée de saillies quasi-burlesques comme ce personnage de médecin-directeur de la clinique vaudoise qui se délecte du Dom Juan de Mozart et… de glaces aux fruits. Ergothérapeute depuis peu, David exerce dans une riche clinique suisse. Lorsqu’un matin, une collègue manque à l’appel, c’est à lui qu’on confie une patiente à accompagner pour une course en ville : Madame Hansen-Bergmann. D’abord prudent et respectueux du protocole médical, David va laisser sa curiosité grandir au fur et à mesure qu’il côtoie son étrange patiente et cela même si elle lui trouve une… tête de pizzaïolo. Pour éviter toute référence à Kaamelott, Astier n’emploie, ici, aucun acteur de la série télé. D’ailleurs, le film se concentre, doucement, sur le face-à-face entre un type normal et une femme mystérieuse (on la devine riche et très lancée dans le domaine de l’art) qui passe de la provocation et de l’insolence à de soudaines vagues de détresse et de chagrin inexpliquées. Tandis que David et Madame Hansen s’éloignent de la clinique, de ses traitements et de sa porte avec un petit poisson rouge, le film glisse vers le conte. L’ergothérapeute oublie ses protocoles et Madame Hansen va faire face à ses traumatismes. Et c’est dans une piscine vide (très altmanienne) qui est sans doute un clin d’œil à un fameux Pull marine, que vont doucement (tendrement ?) se dénouer des blocages. On ne sait si c’est bien sérieux sur le plan scientifique mais c’est assez joli cinématographiquement… On imagine volontiers le plaisir du cinéaste d’avoir Isabelle Adjani devant sa caméra. Le nôtre n’est pas mal non plus. Isabelle Adjani n’a plus la jeunesse éclatante de L’été meurtrier ou de Mortelle randonnée. Et si elle s’applique à masquer du temps l’irréparable outrage, la comédienne distille une grâce intacte.

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