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7 avril 2010

Souvenirs d'Axelle

Comme c'est agréable de  parcourir ce blog sur Isabelle Adjani, d'y voir des images d'archives, des interviews, d'y lire ton ressenti après l'avoir rencontrée. J'ai épluché toutes les pages d'internet possibles et imaginables sur Isabelle pour y lire toutes les interviews qu'elle a données qui sont recensées sur le web.
Ses interviews me fascinent. Je trouve son phrasé admirable, remarquable, elle a une réelle maîtrise du français, on s'abreuve de ses dires, elle sait aussi composer de jolies maximes au détour de jolies phrases bien bâties. Quelle intelligence et quelle sensibilité qui ressortent de ses propos !



J'ai 28 ans. Je fais "partie" de la "génération Reine Margot", pas de celle de "L'histoire d'Adèle H." ni de "Camille Claudel". Pour moi Adjani ce ne fut longtemps que Margot, pas Elle ni Camille ni Adèle ni Helena.

Cannes 1994, mon père était à l'hôpital, j'avais 12 ans et demi. C'était triste à la maison, tout le monde avait du chagrin. A la télévision, aux journaux, on parle d'une certaine Adjani, partout, tout le temps.
Son nom et son visage me disent bien vaguement quelque chose, vers l'âge de 9 ans j'avais vu Subway (ca m'avait fait rire le type en patins à roulette et la coiffure punk iroquoise de cette brune toute mince aux grands yeux bleus) et quelques autres films dont je ne me souvenais que de quelques scènes, quelques éclats de rire, sans même me souvenir de leurs titres.

Je n'avais pas vu ses grands rôles "L'été meurtrier", "Camille Claudel", "L'histoire d'Adèle H.". Par contre ce titre très étrange et très attirant à la fois , "L'été meurtrier", je l'avais toujours gardé dans un coin de ma tête.
Et puis ma mère, pourtant très peu intéressée par le monde des "people" se met à me parler d'Adjani, me dit qu'elle a son âge, qu'elle a vu quand j'étais encore une toute petite fille "l'été meurtrier" au cinéma avec mon père, que pour elle c'est une actrice au talent exceptionnel, qu'elle est la plus douée de nos actrices, que c'est aussi une femme engagée et courageuse. Cet élan d'enthousiasme, qui m'étonne chez ma mère, m'enflamme, d'autant plus que les circonstances enferment mon coeur d'un voile de tristesse qui m'empêche de respirer normalement, à mesure que mon père se meurt.
Alors ma mère décide de m'emmener voir "la Reine Margot" au cinéma. Nous y allons, je suis bouleversée par cette femme très brune, à la peau très blanche et aux grands yeux bleus magnifiques. 12/13 ans, c'est l'âge où les jeunes filles en herbe commence à avoir besoin de s'identifier à des images de femmes, pour accepter leurs nouvelles féminités, grandir avec.

Adjani me donne soudainement un violent espoir, une volonté de croire en l'avenir, de rester enthousiaste, quoi qu'il arrive. Je suis émue, et je sens qu'elle fera toujours partie de mon coeur. Ma mère demande au directeur du cinéma, qu'elle connaissait, si il peut me donner son affiche géante de la "Reine Margot", une fois qu'il ne le passera plus en salle. Je reçois cette affiche sous le sapin de Noel quelques mois plus tard. Adjani dans sa robe blanche toute tâchée de sang, ornera sur un poster de plusieurs mètres ma chambre d'adolescente pendant de nombreuses et nombreuses années.


Cérémonie des césars 1995... Mon père est toujours à l'hôpital. Je suis seule devant mon écran. Adjani n'est pas là, mais Adjani fait vibrer la salle. Elle remporte le César pour "la Reine Margot", mon film, le film qui m'a redonné une foi en la vie, une volonté de me battre, un fol espoir.

Je suis émue aux larmes devant mon écran, je m'étais dit du haut de mes 13 ans que si Adjani gagnait ce soir, mon père serait peut-être sauvé. Tu sais quand on se dit "Allez si c'est pile, je gagne au loto, si c'est face je perds. Et tu lances une pièce en l'air en faisant semblant de croire que cela pourra changer ta vie".
Et...

Adjani gagne, elle m'aurait donné encore plus d'espoir dans la noirceur de ma vie si elle était apparue à l'écran, mais elle n'est pas là, le" vieux" Delon prend la parole à sa place pour dire qu'elle est enceinte de 7 mois et demi et qu'elle n'a donc pas pu se déplacer devant nous ce soir-là. Elle est enceinte, elle me semble encore plus féminine, encore plus femme, encore plus amoureuse, encore plus sexuelle, encore plus Reine Margot. Adjani gagne mais mon père meurt trois semaines plus tard. Adjani restera dans mon coeur.

Et puis, festival de Cannes 1997 nouvel enthousiasme, nouveaux rêves. Et puis, et puis .... Je ne sais, Adjani reste dans mon coeur mais ne s'y manifeste plus. Je revisionne "la Reine Margot" une petite dizaine de fois au cours de la décennie, mais je n'ai même pas la curiosité d'aller voir les quelques rares films qu'elle sort encore. Je passe à côté de "Diabolique", de "la Repentie", d'"Adolphe", de "Bon Voyage"... Adjani est-elle trop liée à ce père qui manque cruellement, ce père qu'elle m'a symboliquement accompagnée à voir mourir ? Doit-elle rester à jamais Margot ? Est-ce pour cela, pour qu'elle reste à jamais Margot, que je ne veux pas la voir jouer d'autres rôles, dans d'autres films ? J'aimerais lui écrire cela, le lien au père, l'amour du père disparu, le deuil difficile à faire, l'amour que son talent et son art m'ont apporté à un moment de grande détresse où je n'étais encore qu'une enfant. Elle dit "faire ce métier pour donner de l'amour aux gens"; Je pourrais lui dire combien elle m'a témoigné de l'amour à ce moment crucial de ma jeune vie.

Et voilà que je retrouve ma fée Adjani, ma reine, tout récemment, lors de son discours contre la Burqa. Bien que je remarque tout de suite qu'elle est plus ronde qu'avant, je la reconnais immédiatement; cette voix surtout que je trouve sublime, magique, très profonde et très riche. Pour moi Adjani, c'est aussi une voix, un timbre de voix inoubliable. Cette voix de la Reine Margot, inoubliable.

Je me mets à rechercher fébrilement tout ce que je peux trouver sur ma vieille amie perdue de vue depuis tant d'années, mais qui n'a jamais quitté mon coeur. La preuve, mon coeur se remet à battre à la chamade. Je visionne le discours des César 1989 et cela me scotche, quel courage, elle aurait elle-même pu se mettre en danger de mort en prenant faits et cause pour Rusdhie, j'achète l'album "De la chanson et puis c'est tout" de son fils aîné Barnabé Nuytten et je l'écoute en boucle, en quelques soirées à peine j'achète sur Amazon les dvd "L'été meurtrier", "L'histoire d'Adèle H.", "Camille Claudel", "Barocco", "Tout feu tout flamme", "Ondine", "Figaro", "La journée de la jupe", "Ishtar", "Mortelle randonnée", "Subway" et je revisionne une énième fois "La Reine Margot", je les regarde tous, un à un. Certains, très liés aux années 80 me donnent un pincement au coeur, ils sont à l'image de ma plus tendre enfance. "L'histoire d'Adèle H." me bouleverse, "L'été meurtrier" me poursuit pendant de nombreux jours. Je ne suis pas encore capable de regarder "Camille Claudel", il reste dans un coin en attendant que je me sente suffisamment forte pour le regarder. Mais depuis je suis déjà allée voir 10 oeuvres de la sculptrice dans deux musées différentes et son talent m'a émue jusqu'aux larmes.


Et puis les César 2010. Je retourne exprès chez ma mère, car elle possède un écran géant, je ne veux en aucun cas louper cet instant que je qualifie d'historique. Le jour même je force ma mère et son ami à regarder ensemble tous les trois "La journée de la Jupe". Ma mère, qui me disait "mais où est-elle donc passée depuis la Reine Margot ? Elle n'aurait pas du se couper de son public, elle paraît si hautaine que cela nuit à son talent, je ne la trouve plus très sympathique". Je la force à regarder ce tout nouveau film, "la journée de la jupe". Ma mère s'identifie soudainement à elle, la trouve très courageuse de se montrer comme cela sans fards, son talent et son honnêteté lui explosent d'autant plus au visage. Ma mère pleure à la fin du film, quand Sonia Bergerac tombe sous les balles des policiers. Isabelle s'est éclipsée devant Sonia. Je demande à ma mère pourquoi elle pleure. Elle me dit qu'elle est émue par l'histoire et qu'elle avait oublié à quel point Adjani est une actrice d'exception, sans doute la meilleure de France. Son ami et elle me disent en coeur qu'ils veulent revoir "L'été meurtrier" et la "Reine Margot", que "Camille Claudel" était un film à la fois profondément triste, presque traumatisant, mais inoubliable. La magie Adjani opère à nouveau. Ils se mettent à me parler des années 80, de la décennie Adjani, me racontent qu'elle était incontournable, à la fois si belle et intelligente, engagée et sensible, avec beaucoup de classe. Que ça me fait du bien.

J'aurais encore tellement à dire sur Isabelle Adjani. J'aimerais lui écrire, la rencontrer un jour aussi. Merci encore à toi, Fred.

Axelle, une fan de 28 ans d'I.Adjani

3 mai 2007

1er souvenir de Djilali


Longtemps ,Adjani me fut indifférente.Je la prenais pour une de ces nombreuses stars inintéressantes. Puis un jour ce fut la révélation. j'achetai le magazine gala un peu par hasard la veille de l'an 2000."Adjani,l'amour,je le veux heureux". Je lis l'article et ce fut un vrai coup de foudre.je suis tombé sous le charme de sa beauté,son charme,sa douceur et son intelligence.Peu de temps après,j'ai vu "la reine margot",je l'ai trouvé époustouflante de beauté et de vérité dans ce film. Camille claudel fut plus un choc pour moi. Ce film me dérange mais m'émeut incommensurablement.Si je dois aussi citer un autre film,je l'ai adoré dans "bon voyage",si proche de sa propre vie."La repentie"si mal accueillie par la critique et le public m'émeut car je devine la corrélation entre le personnage du film et son propre destin."L'été meutrier" que j'ai découvert tardivement-il y a deux ans- est tout simplement génial,seule Adjani peut remplir ce rôle avec tant de densité à mon sens. Tout cela pour vous raconter qu'Adjani ne me quitte plus depuis 7 ans.La seule star qui m'émeut vraiment, la seule beauté que j'admire, la seule intelligence humaine qui m'épate dans le star système. Même son nom, enchanteur par ce qu'il suppose de rêverie orientale suscite mon émotion!

djilali,un de ses fervents admirateurs.

22 avril 2007

Lettre d'Adèle ...H, elle évoque son 1er souvenir :


Cher Fredjani,

J’ai découvert ton blog en tapant Isabelle Adjani dans google. Il y a de cela deux mois, trois mois…je ne sais plus exactement. Puis j’ai oublié ton site… puis je l’ai redécouvert il y a un mois et depuis je ne l’ai plus quitté comme Isabelle ne m’a jamais vraiment quittée depuis maintenant 13 ans je crois. Pendant de longues années elle m’a hantée, obsédée. Les copines que j’avais en 2nde doivent encore s’en souvenir. Les longues heures passées à leur parler d’Isabelle, de ses films, de ses interviews, et que sais-je encore ! Cela a duré, duré, quelques années. Puis plus rien…enfin c’est ce que je croyais. Je pensais qu’Isabelle prenait trop de place dans ma vie, que j’en étais obsédée, et j’en avais un peu honte. En plus, je suis une fille (eh oui enfin une sur ton blog !!!), alors j’avais peur que les personnes autour de moi me regardent bizarrement. D’autant plus que je n’habite pas à Paris, alors La Dame aux Camélias je pouvais toujours en rêver. Mais une passion comme celle là ne s’en va pas si facilement. Mes oreilles traînaient toujours d’un magazine à la télévision et se tendaient à ce nom si attendu, si fantasmé. Puis internet entra dans ma vie au mois de janvier 2007 et Isabelle fit alors son retour. J’en ai passé des heures avec mon nouvel ami google pour qu’il me donne des nouvelles d’Isabelle. Lorsque j’ai redécouvert ton blog, comme je le disais plus haut, j’ai été frappée, stupéfaite, heureuse de me rendre compte que tant de personnes aimaient Isabelle, savaient apprécier ses talents, son don (j’ose aller jusque là), son intelligence des mots et des textes. Que tant de personnes anonymes, inconnues, parlaient d’elle avec amour, humour et toujours beaucoup de tendresse et de respect. Je te remercie donc, Fredjani, pour toutes ces rencontres que tu nous offres, pour ton véritable travail : que de pépites sur ce blog ! Des photos oubliées, inconnues, dénichées je ne sais où ! J’ai souvent parcouru ce blog, longuement et avec avidité, et j’ai regardé, lu les commentaires, puis j’ai été touchée par certains messages qui racontent la rencontre physique avec une Isabelle qui n’étaient plus seulement une voix, une image. J’ai aussi été touchée par des messages qui demandaient de raconter notre rencontre avec Isabelle. Alors j’ai moi aussi eu envie de vous raconter ma rencontre avec Isabelle. Pas une rencontre physique, mais une rencontre quand même. Parce que je ne veux plus seulement être une consommatrice de ton blog, parce que je sais que vous me comprendrez, parce que je l’aime. J’ai découvert Isabelle Adjani quand j’étais en 3ème. Un jour je farfouillais dans les cassettes de ma mère et je suis tombée sur un enregistrement d’Adèle H. Je l’ai mis dans le magnétoscope par curiosité. Je ne me rappelle même plus si j’avais entendu parlé d’Isabelle avant. Quand j’ai vu le film j’ai été bouleversée. J’en ai même pleuré. C’est mon 1er grand souvenir de cinéma, peut-être le plus beau, grâce à Isabelle. En tout cas c’est le plus beau souvenir que j’ai d’elle au cinéma. Je me souviens que je le passais en boucle, j’en avais appris des passages par cœur. Ceux où Adèle écrit son journal. Et je réécrivais ces passages sur mes carnets de l’époque : « Je n’ai plus de honte, je n’ai plus d’orgueil. J’ai l……( ?) et l’amour au cœur ». Malheureusement, je ne me souviens que de ces quelques bribes. Et en les réécrivant je me rends compte que déjà dans ce film qui est l’un de ses tout premiers, alors qu’elle n’a que 19 ans, la condition de la femme, la place et le regard que l’on porte à la femme dans une relation la touche déjà beaucoup. Il me semble que la liberté et la considération de la femme est un de ses engagements et un de ses combats (je ne fais pas référence à sa vie personnelle en disant cela). J’aurais encore beaucoup de choses à vous dire sur elle mais ce soir le temps me manque. A une autre fois donc. Loin des yeux, proches d’Isabelle. Adèle H.

20 avril 2007

1er souvenir de tessa

C'est vraiment agréable de lire vos coups de foudre respectifs !Pour ma part la première fois c'était lors d'une rediffusion de "Camille Claudel" en 1999 sur le petit écran (sur TF1 je crois). Il y avait quelque chose qui m'avait frappé dans ce personnage de Camille, son visage même inanimé laissait transparaître des émotions que tout le monde ne comprend pas forcément et que seules des personnes comme nous qui ont disons cette sensibilité étrange peuvent comprendre. Disons aussi qu'adjani, à travers ses rôles, aident à relativiser par rapport à une passion amoureuse comme en a pu témoigner une certaine admiratrice dans Première pour avoir largué son mec..Autrement j'aime son côté provoc' quand elle balance les chaises, les poubelles, les mouchoirs..., j'aime son talent d'artiste tout court, et je reste pleine d'admiration quand je constate comment son jeu théâtral est sans cesse recherché, renouvelé dans les semblables mais différentes scènes de cinéma que j'ai pu voir, c'est tout petit parfois mais c'est tellement beau !Et puis par la suite, comme loquita, j'ai remarqué ces beaux yeux bleus et depuis je ne peux m'empêcher de rentrer dans une librairie sans vérifier que ces beaux yeux n'y figurent pas par hasard... Parce qu'avoir des nouvelles d'Elle, c'est emporter un petit soleil avec soi.

19 avril 2007

Laurent évoque ses souvenirs liés à Isabelle Adjani...

A mon tour donc, pour évoquer mon premier souvenir (ou plutôt mes premiers souvenirs)…C’est difficile à dire, je crois que dès mon enfance et le début de mon adolescence déjà (et bien avant mon vrai premier souvenir qui déclencha donc mon admiration), j’aimais déjà beaucoup cette actrice que je voyais à la télévision dans La gifle, L’année prochaine si tout va bien, des films populaires qui passait très souvent en télé. Je me souviens aussi, dans un registre plus grave, de l’Histoire d’Adèle H. ou Nosferatu, et toujours cette actrice que j’aimais bien, c’est l’époque où je devais avoir entre 9 et 13 ans, mais tout était encore assez vague, à cet âge là rien n’est encore véritablement affirmé dans nos goûts cinématographiques et même musicaux je crois.J’ai alors toujours plaisir à revoir cette actrice, à revoir ses films et en découvrir d’autres, Driver, Les sœurs Brontë, à l’époque je disais "un film avec elle, j’aime bien cette actrice !"… Puis les années passent, Tout feu tout flamme passe à la télé, magnifique Isabelle Adjani, c’est à ce moment là que j’ai finalement retenu son nom à force de la voir dans ses anciens films rediffusés régulièrement à la télé… et puis il y a la chanson Pull Marine qui reste dans mes oreilles, le clip de Besson… je crois aussi que dans la même période (84-85) les premières photos de Subway paraissaient dans Première… et tout s’enchaîne, à la même époque donc je m’achète le livre L’été meurtrier de Sébastien Japrisot, sans avoir vu le film 1 an plus tôt (je n’allais pas très souvent au cinéma à l’époque) mais c’est la jaquette du livre avec l’affiche du film qui m’a évidemment attiré avec cette actrice Adjani que j’aimais déjà beaucoup…J’ai adoré le livre et je n’avais qu’une envie alors c’était de voir enfin ce film… après quelques mois d’attente, il passe enfin pour la première fois à la télévision, et là ce fut le choc, un coup de foudre carrément, l’adaptation de ce formidable livre était une grande réussite et Isabelle Adjani qui nous offre là, en un seul film, toute l'étendue de son jeu, dans ses nuances, de l'émotion à la folie, de la légèreté à la violence… Ca y est ! je suis devenu définitivement "accro" à ce moment là !!C’était donc en 1985 (l’année de mes 16 ans)…Malheureusement les années qui suivront seront assez calmes (première longue période d’absence) mais j’avais tout un retard à rattraper…en 1986 j’ai enfin mon premier magnétoscope, il me fallait donc attendre les diffusions et rediffusions à la télé pour commencer à me faire ma petite adjanithéque, chaque semaine je scrutais les programmes télés dans tous les sens de peur de la rater… et c’est donc dans cette période creuse que je découvre enfin les films Possession (2ème électrochoc après l’Eté meurtrier) puis Barocco, Mortelle randonnée, Violette et François mais aussi Le petit Bougnat et la série Le secret des Flamands…etcPuis en 1987/88 les remous de ma vie à l’époque me fait alors passer à côté de la sortie de Camille Claudel, mais c’est à la cérémonie des César en 89 que mon admiration ressurgit de plus belle, elle m’éblouit littéralement lorsqu’elle monte sur scène pour recevoir son César, plus belle que jamais, et comme elle seule peut le faire, elle surprend tout le monde en lisant un extrait des Versets satanique de Salman Rushdie (quel grand souvenir encore)…Quelques mois plus tard Camille Claudel passe à la télé pour la première fois, je vérifie plus d’une fois que la cassette est bien calée dans le magnétoscope… Mdr !!J’achète les VHS qui sortent dans le commerce petit à petit pour les remplacer par mes enregistrements télé (je recommencerais cette opération quelques années plus tard et encore aujourd’hui avec les DVD)…Et puis je découvre enfin, au hasard d’une diffusion télé, L’école des femmes et ensuite d’autres pièces filmées : L’avare (que j’ai depuis en DVD d’ailleurs, seule pièce de théâtre commercialisée en VHS et DVD), et puis Ondine…Et ensuite, Cannes 93, le premier grand retour que je vis réellement en direct en ne ratant rien de la quinzaine du festival de Cannes à la télévision, et j’enregistre tout ce qui la concerne, la montée des marches bien sûr, qui a était le déclic pour beaucoup d’après ce que j’ai pu lire (j’ai 2 VHS complètes avec Cannes 93/94 et de même pour Cannes 97 plus tard)…Et enfin pour en finir là, et j’ai déjà bien empiété sur mon premier souvenir, mais bon !, il me reste encore un premier souvenir à évoquer c’est mon premier film d’Isabelle sur grand écran, il était temps vous allez me dire ! (puisque jusqu’alors je n’avais vu ses films que sur le petit écran), c’est en 1994 donc et c’est La Reine Margot bien sûr, un grand film de plus (un de mes préférés à ce jour) pour cette actrice qui continue de me fasciner et de m’émouvoir… passionnément… merci Isabelle…Voilou, désolé pour mes longueurs mais quand on aime on ne compte pas… c’est ce qu’on dit…

Lien direct sur son blog : http://paul-jos.skyblog.com/43.html

14 avril 2007

Souvenir de Xavier


Je suis comme beaucoup de visiteurs de ton blog un grand fan d'Adjani et ce depuis que j'ai 14 ans. j'ai donc un long historique d'admirateur derrière moi.
Je suis un grand collectionneur de tout ce qui peut concerner Adjani. Malheureusement toute ma collection de 1982 Ã 1995 a disparu. Elle était pieusement conservée dans ma chambre chez mes parents et mon père, lors d'un grand ménage, a du considérer que cela m'était passé et a tout jeté prétextant avoir archivé les revues dans un grenier. Archives bien sur introuvables malgré toutes mes recherches. Il a mis longtemps à m'avouer que c'était en fait jeté. 13 ans de conservations d'articles (l'intégralité de ce qui paraissait à l'époque) parti en fumée !!
Depuis je conserve les articles à mon domicile mais qui sont maintenant plus rares qu'à la belle époque.
Je reconstitue peu à peu ma collection de films en DVD. J'ai tout de même l'intégralité de ses films en VHS.
J'ai également pu voir Adjani au théâtre, dans la Dame aux camélias et Marie Stuart.
En 1983, ma mère m'avait offert une place pour mademoiselle Julie mais malheureusement Adjani avait déjà abandonné les représentations lorsque je suis allé au théatre. Bien sur, à 15 ans j'avais détesté Ardant dans la pièce. C 'était sans doute fort injuste de ma part.

Adjani m'a toujours bouleversé dans ses interprétations. Quelque soit la qualité du film elle transcende l'écran. Elle provoque un sentiment que je n'ai jamais ressenti pour d'autres actrices, même si j'en apprécie beaucoup d'autres je n'ai jamais ressenti la même impression.

Pour la dame aux Camélias j'ai un très beau souvenir : En effet, j'avais invité ma mère à voir la pièce, afin de lui rendre son cadeau de Mademoiselle Julie.
Vers la fin de la pièce, la plus bouleversante, Adjani apparait voilée et se met à hurler en déchirant son voile. La scène donne la chair de poule. Je me tourne alors vers ma mère et la trouve les larmes aux yeux !! C'était pour moi très fort de voir que ma mère réagissait autant. Un instant fusionnel entre mère et fils.

Xavier dans un prochain post, nous racontera sa "vision" de Marie Stuart
Souvenirs souvenirs....

Quels sont les vôtres?














Mon 1er souvenir avec Adjani, je l'ai eu en regardant la bande annonce "Tout feu tout flamme" ...
C'était une émission pour les "enfants" et ils parlaient cinéma ....
Tout le monde parlait de la star Adjani et de Montand, moi isabelle à cette époque ne m'évoquait rien ....
D'ailleurs à l'époque j'avais pas vu pour autant le film au cinéma ...
et puis un été ...(81/82 : excusez me souviens plus !)...j'étais en Bretagne, en vacances ...je vois des pochettes Première soldées... Si ! Si !
Maintenant j'en vois plus ! lol
et en couv ...Adjani ...d'ailleurs c'est le seul Première que j'ai découpé et donc que je ne possède plus (snif ! Je l'ai d'ailleurs mis dans la rubrique Recherche... mais je vois que tout le monde tient à conserver se archives, et ce n'est pas moi qui vous blâmerais, en attendant si vous avez des scans, n'hésitez pas), pour prendre toutes les photos dedans et en réaliser un poster géant ... Sur la couv, elle a un t shirt blanc, une queue de cheval , très naturelle , l'article du coup je sais même plus de quoi il parlait ! , sauf qu'elle visitait un château (chenonceaux, Chambord??) ...
Bref, là ce fut une révélation !
et donc l'année d'après ....l'été meurtrier , autant dire que lorsqu'on est ado à cette époque là ....c'est le coup final qui me fit chavirer.
Pour anecdote, cette année là...mon cinéma (1 salle) se transforma en 5 salles dont je ne connaissais pas la configuration et lorsque je suis arrivé (en retard ) le générique très sombre avait commencé , comme je ne voyais absolument rien, évidemment je me suis planté en plein dans les escaliers, affalé sur un spectateur .... Heureusement il faisait noir , car moi j'étais écarlate ...
Du coup , quand je retourne dans cette salle, j'ai toujours une pensée émue pour ce film (pas pour les marches), et je souris bêtement !!! Alors on me demande pourquoi ... et ca me donne l'occasion de parler ...d'Isabelle !
Voilà je reposte cette anecdote, afin de savoir pour vous quel est votre tout 1er souvenir d'Isabelle, est ce un film, un magazine, son 1er album qui vous a marqué...
Allez même qu'une ou 2 lignes, j'aimerais bien que vous disiez vous aussi ce qui vous a marqué chez elle.

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