22 août 2012

Isabelle future présidente en 2013 !

Une interview un peu surprenante pour le quotidien SUD OUEST où isabelle évoque le projet de Ferrara, un autre dont je vous laisse la surprise pour le printemps prochain* et enfin qu'elle serait partante pour la présidence du prochain festival d'angoulême ...





Isabelle Adjani ne pourra pas être présente au Festival du film francophone d'Angoulême (FFA), samedi, à l'occasion de l'avant-première de « David et Mme Hansen ». Dans ce film de (et avec) Alexandre Astier (« Kaamelott »), la comédienne joue le rôle d'une femme pleine de « fantaisie involontaire » enveloppée d'un « mystère assez doux », pour reprendre les termes de la célèbre actrice, que nous avons pu joindre hier au téléphone.
« Sud Ouest ». Pourquoi avez-vous eu envie de jouer dans « David et Mme Hansen » ?

Isabelle Adjani. D'abord, travailler avec Alexandre Astier m'intéressait. Cet homme, c'est à la fois un garçon sympathique et doué. Il a un parcours discrètement non conventionnel. Je dirais même que c'est un mégalo pudique et que c'est justifié, car il a du talent. Il excelle dans différentes choses : l'écriture, la réalisation, la musique, le montage… Il n'a pas envie de s'ennuyer. Avec lui, je n'ai pas l'impression de perdre mon temps. Et puis il dirige super bien ses acteurs.
Avez-vous été séduite par le scénario ?
Alexandre Astier sait ce qu'est un acteur ou une actrice qui recherche la perfection, alors nous avons travaillé ensemble autour de l'écriture, nous avons construit notre terrain de jeu. Et le tournage fut un délice.
Comment décrire Mme Hansen ?
On pressent en elle une tragédie. Je trouve sa situation bouleversante : dans le film, un an auparavant, un événement a brisé sa possibilité d'être en prise avec la réalité. Arrive ce type qui n'est pas obligé de l'assister. Il va pourtant l'aider, et c'est ça que j'aime, c'est le facteur humain.
Le facteur humain, justement, qui était si présent dans « La Journée de la jupe », sorti en 2009… Quel regard portez-vous sur ce film qui a marqué le public ?
Je ne l'ai pas revu récemment. Mais ce qui est intéressant, c'est qu'il a été jugé politiquement incorrect. Et aujourd'hui, on ne peut pas dire qu'il était excessif dans le reflet du dysfonctionnement sociétal, des difficultés de l'éducation dans les banlieues. Et je crois que ce film a anticipé une déferlante d'actes qui ont confirmé un déséquilibre. Un problème terrible toujours mal géré à ce jour.
Si vous vous engagiez politiquement, que feriez-vous ?
Je ne m'engagerai jamais en politique. Et, au cas où, d'abord un bombardement de tout ce qui ne repose pas sur le facteur humain, justement. Je ne sais pas comment tout cela évoluera, mais les gens ont besoin qu'on ne les oublie pas. Je trouve le monde politique stérilisant, ça ne donne rien de vrai, les erreurs d'appréciation et de diplomatie se suivent et se ressemblent. Très rares sont ceux qui arrivent à mettre en avant la valeur humaine. Je ne veux pas parler de bons sens car je trouve cette notion bourgeoise, moralisatrice, mais il me semble qu'on laisse pour compte le sens commun dans beaucoup de domaines.
Vous ne pourrez pas participer au Festival du film francophone cette année… C'est le travail qui vous retient ?
Oui, je dois terminer un film bollywoodien à Prague, définitivement terminé le 31 août. Je ne pourrai pas être à Angoulême et c'est vraiment dommage. J'entends beaucoup de bien de ce festival. J'apprécie la force d'engagement de Dominique Besnehard qui l'organise. Et puis c'est bien pour la francophonie, j'ai hâte de découvrir ce joli festival. Pour me faire pardonner, Dominique Besnehard m'a parlé d'occuper la place de présidente du FFA en 2013. Difficile de refuser. J'attends le carton d'invitation maintenant ! Il faudra qu'on se mette d'accord sur les dates.
Quels sont vos autres projets ?
J'ai un projet de film dans lequel je jouerai un médecin du travail face à la souffrance dans certains milieux professionnels. Le film est tiré du livre « Les Visages écrasés », de Martin Ledin, réalisé par Jean-Paul Lilienfeld. Le tournage devrait commencer début 2013. Il sera évidemment question de la dégradation des conditions de travail.
Un film dans la même veine que « La Journée de la jupe »…
Oui, les films engagés devraient devenir une tradition française. Si les films ne font pas rêver, qu'ils fassent au moins polémique. Outre-Manche, on pense évidemment à des gens comme Ken Loach, le pape en la matière…
Il y a aussi le film d'Abel Ferrara, inspiré de l'affaire DSK…
Le tournage est prévu à la fin de l'automne, à New York. Je jouerai celle qui pourrait rappeler Anne Sinclair.
Vous allez ainsi enchaîner les tournages…
Oui, j'ai envie d'être plus présente. Il y a le public, bien sûr, et je désire aussi rejouer pour le bonheur que cela procure.
Projection de « David et Mme Hansen », d'Alexandre Astier, samedi, à 16 heures, au CGR d'Angoulême.

Merci à David pour ce lien !!

*a noter que jean-Paul Lilienfeld lors de notre interview nous avait bien annoncé vouloir retourner avec elle, pour relire l'article lien : Interview de Jean-Paul Lilienfeld

2 commentaires:

Anonyme a dit…

MERCI! Que de bonnes nouvelles!! Le projet de Lilienfeld peut être intéressant. La fin de l'article est porteur d'espoir -de la revoir encore au travail prochainement! C'est amusant car je préfère ce genre d'interviews à celles de Paris Match (le décalage avec le réel m'agace autant que les photos me laissent perplexe tant elles manquent de... simplicité).
Mais cela reste toujours un plaisir de l'entendre ou de la lire! Taz

Anonyme a dit…

Une rentrée sur les chapeaux de roue! Que de projets! Et Angouleme c'est pas loin de chez toi fred non?
Fibu

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