11 avril 2010

Mammuth : J-10

Interview extraite du site l'art 7, le réalisateur Benoit Delépine parle de ses acteurs: Depardieu, Adjani, Moreau... de ses envies de réalisation, de ses sources d'inspiration...A lire !

Si la poésie a toujours été clairement palpable dans l’oeuvre de Kervern et Delépine, c’est en tout cas la première fois qu’ils n’hésitent pas à la pousser de manière aussi intime au coeur d’un récit à fleur de peau. En confiant à Gérard Depardieu le rôle principal de leur nouveau film, ils lui font la promesse que le Cinéma dans lequel il pouvait s’épanouir librement il y a plusieurs décennies est encore possible. Dès lors, le comédien respire, vit et s’offre à la caméra, pour le plus grand plaisir du spectateur, témoin privilégié de cet abandon. Au milieu de cet écrin, le spectre d’Adjani est mis en valeur par une pellicule qui fait ressortir ses yeux comme pour demander au Septième Art lui-même comment il avait pu se passer pendant des années de ce bleu légendaire. A travers cette histoire de retraite, ils évoquent donc plus largement en filigrane la carrière de certains artistes dont la fragilité continuera à bouffer l’écran jusqu’à leur dernier regard, dans un monde désormais formaté et dans lequel cette force instinctive semble presque appartenir à une mythologie du passé, au fantôme d’une certaine indépendance.


Fidèle au Caméo, dans lequel ils ont présenté tous leurs films depuis Aaltra, c’est seul que Benoît Delépine est venu aujourd’hui à Nancy. Quelques heures avant de présenter le film au public, de retrouver son ami le dessinateur nancéien Diego Aranega et de partir sur Metz pour continuer le marathon de la promo, il a accepté de nous en dire plus sur ce Mammuth.

Etes-vous si préoccupé que ça par l’idée de la retraite ?

Benoît Delépine : Non, plutôt par le parcours de cet Ulysse moderne. On ne sait jamais comment une histoire arrive dans la tête et c’est toujours un peu spécial car ça vient d’images primales. En passionné de motos que je suis, j’ai eu cette vision de Depardieu les cheveux longs sur une Mammuth. C’est une moto particulière qui lui va comme un gant, parce qu’elle a ce côté costaud, en métal, venue du fond des années 70, mythique et qui tient toujours le coup aujourd’hui, comme lui. Comme il venait d’avoir soixante ans, l’idée de la retraite m’a effleuré l’esprit et comme j’ai dix ans de moins, je venais de recevoir mes premiers papiers de retraite. Ca m’a fait un peu comme dans le film, avec ces flashs de nostalgie quant aux petits boulots qu’on a oublié. Il y avait des choses mises dans la poubelle de ma mémoire et c’est ressorti, avec les gens et les endroits qui vont avec. J’ai appelé Gus qui a trouvé ça intéressant et entre temps, d’autres idées sont venues car on laisse toujours reposer les choses. Six mois après Louise-Michel, on s’est dit que c’était la dernière limite pour tourner un film en 2009. Cette idée ne tenait que si on pouvait convaincre Depardieu, car ça ne marchait qu’avec lui.

Et alors, comment l’avez-vous convaincu ?

BD : On en a un peu bavé pour avoir ses coordonnées mais on a fini par y arriver et on est allés le voir dans son restaurant. Il ne connaissait ni Groland, ni nos films mais on a eu un bon contact avec lui. Récemment, un journaliste lui a demandé pourquoi il nous avait suivi et il a répondu qu’il nous avait bien senti, que nous n’étions pas dans le moule et que l’un d’entre nous, moi en l’occurence, était d’Angoulême. C’est quelqu’un de très instinctif et il nous a dit oui sur le pitch alors qu’on n’avait pas encore écrit un mot. Il reste curieux de tout, de tout le monde, de l’expérience et de la vie. C’est ce qui fait qu’il continue à être aussi bon car il ne se repose pas sur ses lauriers et plus il avance, plus il enlève les oripeaux de l’orgueil. Maintenant, il ne fait que ce qui lui plaît donc il est capable de foncer sur une aventure comme la notre pour l’art parce qu’on n’a pas pu le payer au prix de son cachet habituel.

C’est donc après le choix de Depardieu que vous est venu celui d’Isabelle Adjani ?

BD : Quand on a eu l’idée de ce premier amour qui hante le héros, elle était une évidence parce qu’ils se connaissent depuis longtemps. On se disait que ce serait beau si elle acceptait. Ce sont vraiment des artistes, des plaques sensibles et à notre grande surprise, elle avait parlé de nous dans des interviews parce qu’elle aimait nos films. On a fini par avoir ses coordonnées par son attaché de presse et on s’est rencontrés dans un bar à Paris tous les trois, un peu timides derrière nos lunettes de soleil à parler de nous et à peine du film. Ca s’est fait naturellement. Ca a l’air bizarre mais c’est comme ça qu’on fait les choses et il faut que les astres soient avec nous et qu’il y ait une bonne conjonction pour arriver à faire un film. Il n’y à rien de pire que lorsqu’on sent que quelque chose bloque et qu’on insiste quand même. Ce n’est jamais bon signe même s’il faut évidemment toujours se battre.

Casting toujours, après Louise-Michel, vous retrouvez ici Yolande Moreau…

BD : Yolande a dit oui mais après, elle a eu une petite hésitation parce qu’elle trouvait qu’elle avait un rôle un peu trop « rouleau à pâtisserie ». Du coup, on a réécrit des scènes supplémentaires pour donner plus d’amour et de nostalgie de son coté. En plus, Gérard lui a passé un coup de fil pour la convaincre parce qu’il était vraiment content de pouvoir tourner avec elle, alors elle est revenue dans le film.

En tout cas, je ne verrai plus jamais un pot de départ de la même manière après avoir vu celui de votre film…

BD : (Rires) Oui, on a tourné dans une vraie entreprise de charcuterie industrielle avec un vrai patron et les vrais ouvriers. On avait dit à Depardieu qu’on allait le surprendre tous les jours, même s’il en doutait avec ses quarante ans de carrière derrière lui. On ne l’a donc pas surpris par notre professionnalisme mais on lui a proposé des gens intéressants tous les jours. On lui a écrit le film comme un cadeau, avec tout ce qu’il aime dedans. En retour, il nous a fait un vrai cadeau en jouant, je trouve, d’une manière inouïe dans le film.

J’ai lu que vous aviez enlevé quelques scènes pendant le montage. Est-ce que vous avez trouvé le ton juste du film en le tournant mais aussi grâce à ce que vous a donné Depardieu sur l’instant ?

BD : Bien sûr. C’est comme ça dans tous nos films parce qu’on considère quelque part que ça n’a aucun intérêt que de tourner des films s’ils sont complètement prévisibles. Si on a répété et tout storyboardé, autant faire du dessin-animé. Il y a de la vie pendant un tournage et la réalité vous offre parfois des opportunités plus intéressantes que ce qu’on avait imaginé. Dans Aaltra, la moitié du film a été conçu sur le tournage, dans Avida, un peu moins et dans Louise-Michel, on avait pratiquement tout écrit de A à Z. Cette fois, il y a quelques séquences qu’on a ajoutées et d’autres qu’on a retirées. Dans le scénario, le personnage de Depardieu était plus comme on le voit au début mais Gérard l’a amené vers quelqu’un de plus pacifique. Ce personnage n’est pas devenu mou mais il a passé le stade de s’énerver et a acquis quelque chose de plus. Gérard nous a avoué que ça lui était venu en pensant à son père. Quand Siné, en vigneron, le traite de con, c’est violent et dégueulasse et dans le scénario, Gérard allait taper sur un calvaire un peu plus tard jusqu’à s’en écorcher les poings. Finalement, sur le tournage, on a préféré faire une scène où il va dans l’eau pour se débarrasser de tout ce qui vient d’être dit, comme dans le Gange. C’était beaucoup plus intéressant pour le personnage. Aussi, il se faisait couillonner par un escroc joué par un acteur qu’on adore, Serge Larivière, mais même si la scène était vachement bien, c’est une scène de plus là-dessus. On l’a alors remplacé par une autre scène plus nostalgique quand il découvre cette buvette cassée qu’on a trouvé en tournant. Gérard était tout de suite partant, ça nous a pris une heure et on a fait deux prises parce qu’il a une telle présence physique qu’un seul aller-retour dans cette maison a plus de force que tous les dialogues du monde. Comme on n’avait pas écrit un seul mot quand Gérard a accepté le film, ça a été un travail artistique commun et lui trouvait que c’était plus un film sur l’amour que sur le travail.

Qui sont vos maîtres dans le domaine du Cinéma ?

BD : J’adore des films et des réalisateurs mais j’ai du mal à parler de « maîtres », car ça voudrait dire que j’essaye de faire comme eux. Par exemple, Aki Kaurismäki nous a inspiré dans le fait que nos personnages aient toujours de la dignité car c’est important. C’est le cas depuis Aaltra et ce n’est pas un hasard si nous sommes justement allés le voir pour ce film. Les personnages ne doivent jamais être ridiculisés et même dans des circonstances pas possibles, ils tiennent le coup. Pourtant, je n’ai jamais décortiqué un film de Kaurismäki. Avant qu’on y aille, Gus n’avait jamais vu un de ses films et quant à moi, j’en avais vu quatre ou cinq que je n’avais jamais revu. J’avais été marqué par La Fille aux Allumettes et La Vie de Bohème sans chercher à savoir comment ils font car c’est plutôt dans l’humanité qui s’en dégage. Je suis aussi un fou des premiers Bunuel comme L’Age d’Or mais je n’ai pas vu tous ses films parce qu’il y a un moment où ça m’intéresse moins. Chez Werner Herzog, il y a aussi des films qu’on adore mais on n’aime pas tout non plus. C’est donc plus une question de films que des maîtres. Quelque part, les films sont comme des bébés et ils continuent à vivre, alors on peut continuer à aimer l’enfant même si le père ne le reconnaît pas. C’est compliqué et c’est pour ça qu’avec Gustave, on parle dans le film d’Art Brut mais de façon détournée. Il y a des livres qui existent sur les gens qu’on prend pour des doux-dingues, souvent des retraités, mais qui font des choses super en agençant eux-mêmes leur maison, sans aucune formation.

En parlant d’Art Brut, de qui sont les oeuvres qu’on voit dans la maison de Miss Ming ?

BD : Ce sont les oeuvres d’un artiste de mon coin, d’Angoulême, Lucas Braasdat, et ça fait plusieurs années qu’il fait ça. En ce moment, il expose au Musée d’Art Brut à Paris. Dans Avida, quand Vuillemin jouait un taxidermiste et montrait une espèce de renard couvert de seringues, c’était déjà de Lucas.

Après le succès de Louise-Michel, comment expliquez-vous que vous ayez eu du mal à monter ce film ?

BD : C’est surtout parce qu’on s’y est pris au tout dernier moment. Début mars, Gérard nous a dit oui et qu’il était libre à la période où nous l’étions aussi. On a mis deux mois à écrire le scénario et donc fin avril, on s’est dit qu’on devait foncer. A ce moment-là, on n’avait plus de producteur parce que Kassovitz était en train de bosser sur un film qu’il devait produire pendant l’été mais qu’il n’a finalement pas fait. On nous a alors présenté à Jean-Pierre Guérin avec qui on s’entend vraiment bien mais on avait que trois mois pour monter le film et ça a été rock’n'roll. La région a tout de suite dit oui, Canal + aussi, mais après, alors qu’on avait eu l’avance sur recettes du CNC sur Louise-Michel, on ne l’a pas eu sur celui-là et si Arte adorait le film, une de leurs commissions de lecture n’a pas aimé. Guérin nous a alors trouvé du fond de soutien d’un autre producteur et la Sofica de la Poste mais ca a été un budget riquiqui de deux millions d’euros alors que la moyenne en France est de quatre millions.

A l’heure où beaucoup tournent en HD, comment en êtes-vous arrivés à choisir cette pellicule pour le film ?

BD : C’est vraiment un choix artistique lié à la nostalgie qu’inspire au personnage ses anciens boulots. Avec Gustave, on est vraiment des fans du noir et blanc mais on nous a dit qu’à un moment, il fallait passer à la couleur. C’est ce qu’on a fait avec Louise-Michel et même si ça allait sur ce film, dans ce sujet de société assez ouvriériste, on en n’était pas trop contents. Donc, pour celui-là, on voulait trouver quelque chose d’original et on a failli le faire entièrement en Super 8. On a alors fait des essais caméras et on a trouvé cette pellicule Super 16 Inversible, qui était utilisée par les actualités télés des années 70. On se demande d’ailleurs si on ne va pas en racheter un stock. On a donc fait des essais en Super 16, Super 16 Inversible, en Super 8 et même en vidéo. On a même fait venir Gérard pour ces essais, ce qui ne lui était pas arrivé depuis des lustres (rires).

Qu’en est-il du Festival du film grolandais qui semble quitter la ville de Quend pour aller à Saint-Quentin ?

BD : Ce n’est pas encore officiel. On attend la décision de la région parce qu’ils sont partie prenante dans le budget mais s’ils nous disent non, il n’y aura plus du tout de Festival. Quend est une petite ville balnéaire qui n’a qu’un seul cinéma de vacances, alors pour avoir quatre salles, il a fallu les reconstituer. On avait le cinéma et trois chapiteaux mais ça nous coûtait un fric monstre. Financièrement, on n’arrivait plus à boucler le truc et aussi, il commencait à y avoir autant de flics que de jeunes. Ils nous ont vraiment emmerdés car les jeunes se faisaient contrôler tout le temps et comme c’était de pire en pire avec les années, il y avait de moins en moins de monde. Des jeunes se sont fait sucrer leur permis alors qu’on n’est pas là pour les mettre dans la gueule du loup. La première année, il y a eu cinq-mille personnes et on avait prévu pour sept-mille l’année suivante mais ce sont vingt-mille personnes qui sont venues, alors tout le monde était débordé. Ils ont appelé l’armée pour qu’il y ait des hélicos car ils avaient peur pour les jeunes qui dormaient sur la plage à cause des marées montantes. Il y avait aussi des concerts punks mais dès la troisième année, on s’est resserré sur le Cinéma. Il n’y avait plus de problèmes mais apparement pas pour eux, dans leur tête de flic. Il n’y a jamais eu de drames, juste une cheville cassée en cinq ans mais bon, il y avait de la viande saoule.

Vous avez eu l’occasion de rencontrer Werner Herzog, président du Jury à Berlin, pour lui proposer de devenir celui du Festival du film de Groland ?

BD : Non, pas du tout, malheureusement parce que j’aurai aimé le rencontrer.

Votre film sort quasiment en même temps que celui d’un autre grolandais, le Henry de Francis Kuntz et Pascal Rémy…

BD : Oui, en tout cas, Francis a fait un court-métrage il y a quelques années et là, il poursuit son chemin. J’espère qu’il en fera plein d’autres. Il est vraiment dans l’humour noir, dans une direction mockyesque, et il a son univers avec Pascal Rémy.

Même si vous ne l’aviez pas réalisé à l’époque, vous étiez à l’initiative du projet Michael Kael contre la World News Company. Quel regard portez-vous sur le film aujourd’hui ?

BD : Ce film aura été mes deux annnées d’école de Cinéma. Souvent, lorsque j’ai une décision importante à prendre, je repense à ce film et je fais l’inverse (rires). Franchement, j’avais tout faux et même dans l’écriture du scénario, je n’avais pas compris plein de choses sur le Cinéma. J’ai une formation de scénariste et l’histoire prenait trop d’importance parce que ma volonté était de dénoncer la manipulation des médias, alors que c’était plus proche de la BD que du ciné. Maintenant, au bout de quatre films, je sais qu’il ne faut pas dire les choses mais les montrer par l’image ou par le son. C’est un échec total quand quelqu’un dit ce qu’il va faire et je lis beaucoup de scénarios où les gens en sont encore à ce stade-là. J’ai la chance de m’être planté avec ce film parce que s’il avait marché, je n’aurai jamais rien compris. Ca m’a aussi appris que trop d’argent était une catastrophe. En tout cas, j’avais écrit quinze versions du scénario pour essayer de convaincre des gens alors que dans ces cas-là, il vaut mieux arrêter mais c’est dur de tout mettre à la poubelle après un an d’écriture et de recommencer. Je ne ferai plus jamais ça et d’ailleurs, notre façon d’écrire avec Gus est beaucoup plus libre car on parle avant d’écrire un seul mot. Avant d’avoir les idées cinématographiques, ça ne sert à rien d’écrire une seule ligne. Si je suis aussi passé à la réalisation, c’est parce qu’écrire un scénario, c’est déjà réaliser un film. Une fois écrit avec un vrai oeil, ce n’est pas compliqué de le réaliser car on sait exactement ce qu’on veut.

Enfin, vous qui avez longtemps travaillé aux Guignols, en voyant ce que se passe en ce moment avec Stéphane Guillon, vous pensez qu’il est moins facile d’être libre dans l’humour aujourd’hui ?

BD : Sarkozy et sa bande sont des gens qui n’ont aucune notion de l’importance de leur fonction et on dirait des VRP accompagnés de leurs porte-flingues qui peuvent se braquer quand un mec leur sort une vanne dans un bar. J’ai bossé là-dedans pendant des lustres et des gens comme Chirac ou Mitterand ne se seraient jamais abaissés à répondre à des trucs pareils. Ca rabaisse vraiment leur fonction et tout était dit quand il a traité un mec de pauvre con. C’est encore un problème d’ego à résoudre et même si c’est délirant, c’est aussi inquiétant de les voir mettre les services secrets de l’Etat pour savoir qui est l’auteur d’un mot sur un blog ou pour savoir si Rachida Dati a envoyé tel sms à l’origine de telle rumeur. Ils sont ridicules mais ils font peur et effectivement, c’est tendu. En France, il y a peu de monde qui la ramène, entre guillemets, à part Guillon, Didier Porte, les Guignols, Charlie Hebdo et nous. La preuve, Siné Hebdo va s’arrêter. Quand on va dans une maison de la Presse et qu’on voit les milliers de titres, on ne peut pas dire qu’ils raillent le pouvoir, tout comme dans les émissions de télé, mais ils se cristallisent là-dessus parce qu’ils ne peuvent pas le supporter. Certains pensent que ça fait de la pub à Guillon, mais ce n’est jamais marrant d’avoir l’Etat sur le dos. Je me souviens que lorsqu’on a eu des problèmes aux Guignols, ça ne rigolait pas trop et c’était déjà avec le même Charon. Une semaine après, on avait eu un redressement fiscal mais heureusement, on a toujours appris qu’il fallait payer ses impôts rubis sur l’ongle. J’ai aussi longtemps pensé être sur écoute mais je n’ai pas pu le prouver. Une fois que j’étais parti, quand Bruno Gaccio a eu ses problèmes, ça faisait flipper qu’un mec qui le suive veuille lui mettre de la drogue dans ses affaires. Je comprends que Guillon en rajoute pour montrer qu’il ne se laisse pas faire mais ce n’est pas marrant. Quand j’avais fait un gag sur le sac de Bernadette Chirac, j’avais eu la Presse entière sur le dos qui trouvait ça honteux. Lescure voulait que je fasse une lettre d’excuse mais j’ai refusé. Je pense que ça doit être aussi tendu pour Guillon en ce moment.

Propos recueillis par Christophe Trent Berthemin

1 commentaire:

Anonyme a dit…

merci de cet entretien, aimé la phrase sur la mise en valeur de l'azur de ces yeux, et la question, comment le cinéma apu sans priver si longtemps! a

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