1 mars 2010

Revue de presse César

Difficile de faire le tour de tous les magazines, voici ceux qui dernièrement ont réalisé quelques articles sur Isabelle Adjani. Pas impossible qu'elle soit interviewée ou en couv de nouvelles publications dans les semaines à venir ...
Je mets au fur et à mesure... merci à tous ceux qui me laissent des liens et que je n'ai pas forcément remercié sur les deniers posts...




Le nouvel obs : "Fière d'être reconnue de cette façon-là"

Isabelle Adjani, récompensée samedi 27 février au soir par le César de la meilleure actrice pour "La Journée de la Jupe", a déclaré "être très fière que son travail soit reconnu de cette façon-là".
"C'est un grand espoir pour tous ces films qui traitent de l'humain et des ghettos", a estimé l'actrice en coulisses.
"Ce film... une petite entreprise"
"Le cinéma teste notre conscience et l'héritage qu'on veut laisser à nos enfants. C'est pour moi une joie qui va au-delà de la récompense. Je n'en reviens pas car ce film était une toute petite entreprise et jamais je n'ai cru qu'on irait si loin avec la profession et le public", ajoute Isabelle Adjani.
Evoquant son rôle dans "La Journée de la Jupe", où elle campe un professeur de collège de banlieue, elle a renouvelé son hommage "au métier d'enseignant qui est un sacerdoce, un sacrifice au quotidien".
"Tout est encore définitivement possible pour des films qui peuvent se frayer un chemin, alors que personne n'en veut souvent parce qu'ils sont importants", a souligné l'actrice, confiant "qu'elle ne cherche ni le petit ni le grand film mais simplement à être convaincu par un projet et donner du sens à sa carrière".
Isabelle Adjani avait déjà remporté un César de la meilleure actrice en 1982 pour "Possession", en 1984 pour "L'Eté meurtrier", en 1989 pour "Camille Claudel" et en 1995 pour "La Reine Margot".
Les félicitations ne tarissent pas à son sujet: Hassan Guerrar, son attaché de presse répète souvent, admiratif, qu'elle "est une guerrière", rapporte le JDD.
C'est le film "Un prophète", de Jacques Audiard, déjà grand favori, qui a triomphé à la 35e cérémonie des César. Le film a raflé neuf récompenses : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur pour Tahar Rahim…
(Nouvelobs.com)



Le JDD : "Le grand retour d'Isabelle Adjani "

Star absolue des années 1980 avec trois César de la meilleure actrice (Possession en 82, L'Eté meurtrier en 84, Camille Claudel en 89), Isabelle Adjani est revenue en force l'an dernier avec La Journée de la jupe.


Un succès comme elle n'en avait pas connu depuis La Reine Margot, réussite qui lui valut son quatrième César en 1995. Depuis ce retour inattendu - dans ce qui est devenu le petit film coup-de-poing de l’année 2009 - l'actrice s'affiche heureuse et forte, engagée et bien en selle pour enchaîner des projets autrement plus excitants que celui d'enregistrer un album avec Pascal Obispo, annoncé puis abandonné courant 2007.

On la verra bientôt à l'affiche de Mammuth entre Gérard Depardieu et Yolande Moreau. Dans cette nouvelle comédie de Benoît Delepine et Gustave Kervern (Louise Michel), elle fait une apparition culottée en femme fantôme. Elle y est aussi créditée comme cameraman. "Peu de gens le savent mais Isabelle est une sacré technicienne, explique Hassan Guerrar, son attaché de presse. Elle a été la compagne d’un grand chef opérateur, Bruno Nuytten, et elle connaît le cinéma par le menu, lumière, montage etc. Elle pourrait très bien réaliser."

Ceux qui la croyaient finie repasseront
Sauf que, déjà, son agenda déborde. On la verra bientôt en patronne chez les flics dans De Force, un thriller, premier long-métrage de l'auteur de la série à succès Braquo, Franck Henry. Entretemps, elle a aussi initié l'adaptation au cinéma d'Imposture sur papier glacé, roman de Catherine Rambert qui a tous les atouts pour devenir une comédie acide et désopilante: elle y campera cette fois une patronne de presse "people" du genre foldingue. Elle doit aussi bientôt jouer dans Parfum d'Alger, projet développé avec Tarek Ben Ammar.

Une boulimie de travail qu'on n’attendait plus de la part de cette incandescente, connue pour être de celles qui rajeunissent le temps passant. Ceux qui la croyaient finie, précocement usée par l'incroyable énergie qu'elle aura apportée à ses rôles des années 70 et 80, pour la plupart hystériques ou ultra-romantiques (Adèle H pour Truffaut dès 75, Emily Brontë pour Téchiné, Quartet avec James Ivory…), repasseront. Mais les rumeurs qui ne l’ont jamais ménagée, parfois meurtrie (son supposé "sida" dans les années 80) n’ont plus autant de prises sur Adjani.

Aujourd’hui, dans la plupart de ses interviews, elle laisse entendre que sa notoriété la laisse froide. "Cela ne veut plus rien dire. Si c’était à refaire, je ne le referais pas." Elle y vante les bienfaits de la psychanalyse qu’elle suit depuis une dizaine d’années, évoque sans détour ses déboires amoureux avec Stéphane Delajoux, le chirurgien controversé de Johnny Hallyday et ses problèmes de poids. Et jure que le fameux sketch qu’elle a inspiré à Florence Foresti la fait bien rire. Elle y passe pourtant pour une star sous antidépresseurs. Ainsi, son parcours d’actrice, qu’elle a longtemps présenté comme "un traumatisme", est devenu, dans ses plus récentes déclarations, un "'traumatisme positif."

Au tournant des années 90 et 2000, la comédienne n’aurait sans doute pas présenté les choses aussi simplement. En 1995, elle avait dit vouloir privilégier sa tâche de mère célibataire avec Gabriel-Kane, le fils qu'elle a eu de l'acteur irlandais Daniel Day-Lewis. Excepté le bel Adolphe de Benoît Jacquot et l'amusant Bon voyage de Jean-Paul Rappeneau, elle ne tourne rien de marquant. Elle frôle même le naufrage dans La Repentie de Laetitia Masson comme dans le remake américain des Diaboliques avec Sharon Stone. Au théâtre, dans La Dame aux camélias en 2000 puis dans Marie Stuart en 2006, elle crée l'événement ... à défaut de séduire la presse. Autant d'expériences et de fausses routes qui auront affûté sa détermination à retrouver le haut l'affiche au détour de La Journée de la jupe, une petite production qu’elle ne défend pas tant en "star" qu’en comédienne sincère, "épidermiquement de gauche." A l'origine, ce téléfilm écrit et réalisé par Jean-Paul Lilienfeld tient du défi: l'histoire d'une prof de français dépressive qui prend sa classe en otage… Un rôle limite qui aurait pu tourner au ridicule et convoquer un festival de clichés, mais qu'Adjani transforme en incarnation tragique et bouleversante, acceptant au passage de se laisser filmer un peu plus grasse et moins jeune que son mythe.

Lorsque le voile est levé sur cette petite production, hors compétition au festival de la fiction TV de la Rochelle en septembre 2008, la magie opère. Le public est conquis. Applaudie de longues minutes, Isabelle Adjani ne peut savourer son triomphe que par téléphone: elle est chez elle avec 40 de fièvre. C'est pourtant bien ce soir de septembre 2008 que son grand retour est devenu une réalité. Hassan Guerrar répète souvent, admiratif, qu'elle "est une guerrière." Il se souvient notamment l'avoir vue se battre becs et ongles avec le distributeur Jean-Michel Rey afin que La Journée de la jupe obtienne une sortie sur grand écran - sur 53 salles contre l’avis des réseaux dominants, UGC, Gaumont et Pathé. Sa diffusion sur Arte, le 20 mars 2009, a enregistré un record historique d'audience avec 2,2 millions de téléspectateurs.

Nicolas Campion


Paris-Match qui lui consacre (sur son site) une rétrospective en photos de sa filmographie et des derniers festivals où elle a été primée : " Il était une fois ...Isabelle Adjani "

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