2 décembre 2006

Critique de la pièce par les echos.fr


Quant au spectacle avec Isabelle Adjani, qui s'arrêtera le 31 décembre, il s'est installé en tête des recettes. « La Dernière Nuit pour Marie Stuart », de Wolfgang Hildesheimer, pouvait créer des malentendus. On s'attendait à une pièce qui visite l'Histoire d'une manière chatoyante, et l'on tombe sur une soirée qui évoque les représentations du TNP d'autrefois, c'est-à-dire une mise en perspective austère d'un événement du passé, architecturée et dialectique.


Sortant de son cachot, la reine Marie Stuart affronte une dernière fois ses amis et ses ennemis, ses soutiens et ses bourreaux, puis va au-devant de la mort : Adjani joue l'innocence se débattant dans un noeud de vipères. Nacrée et perlée, elle tangue, titube, résiste, tient droit. On découvre une tragédienne. La mise en scène de Didier Long lui permet d'exploiter des dons qu'avait dissimulés une éternelle image d'ingénue. Sa voix porte, elle est grave, prenante. Finalement, que la pièce comporte des répliques appuyées, loin des sous-entendus à la mode aujourd'hui, qu'importe ! Isabelle Adjani, entourée de bons comédiens (une douzaine !), explore une nouvelle zone de l'émotion qu'elle porte en elle et ne fait point de faux pas dans son chemin mythique.

GILLES COSTAZ

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