10 décembre 2006

Interview de l'Est républicain IA, ses bonheurs et ses combats



Isabelle Adjani ses bonheurs et ses combats

Bouleversante sur les planches, la star interprète Marie Stuart jusqu'à la fin du mois de décembre à Paris. Elle se confie à l'Est Républicain. Elle parle de ses choix de vie (les enfants avant le métier), de ses engagements, du Goncourt, de la Tchétchénie, de la traque de la presse et de ses regrets.La métamorphose impressionne. L'interprétation bouleverse. C'est en spectre claudicant, les cheveux filasse, habillée d'une tunique déchirée qu'Isabelle Adjani entre en scène dans La dernière nuit pour Marie Stuart, qu'elle joue jusqu'à la fin du mois de décembre au Théâtre Marigny à Paris. Mais c'est dans la splendeur irradiante de sa beauté, parée d'une robe de couronnement cousue de brillants, qu'elle offre, avant le baisser de rideau, son cou fragile à la lame du bourreau. Reine d'Ecosse et de France au XVIe siècle (1542-1587), reine décapitée : une personnalité à sa démesure, cinq ans après La Dame aux camélias.Dans sa loge, après le spectacle, la star, dopée par deux heures ininterrompues sur scène et l'accueil enthousiaste du public, respire le bonheur. Le lendemain, dans un salon du Lutetia, elle accepte d'aller plus loin pour l'Est Républicain. Un chapeau a remplacé la collerette élisabethaine. Un pull de mohair, le haillon. L'actrice aux quatre César est une femme épanouie, une mère comblée. Gabriel Kane, l'enfant qu'elle a eu avec Daniel Day Lewis, vient d'entrer en sixième et se passionne pour la musique, le théâtre et les livres. Barnabé l'aîné, fils de Bruno Nuytten, tourne en Provence avec un groupe et prépare un album. Isabelle Adjani annonce son retour à la chanson, programmé pour janvier avec la complicité de Pascal Obispo (titre générique : « BO » comme bande originale) et une riche rentrée cinématographique : plusieurs tournages déjà inscrits sur son agenda pour 2007 et 2008. Au théâtre, elle rêve de tragédie grecque. Après Marie Stuart. Elle s'explique.


Tenir chaque soir deux heures en scène, passer par toute une palette de sentiments, de l'extase à la dignité bafouée, du drame à la tragi-comédie, relève de l'exploit. Comment faites-vous ?Cela pourrait durer quatre heures, cela ne ferait pas de différence. C'est l'élan qui compte. A partir du moment où le mouvement intérieur se met en route, plus rien n'est un problème. J'aime beaucoup les personnages qui essaient de faire entendre leur humanité à travers leur fonction. Ici c'est celle du pouvoir. Marie Stuart livre un cri, une supplique continuels. Elle appelle l'attention, avant d'être tuée, sur ce qu'elle a été, sur ce qu'elle est en tant que femme. Mais personne dans son entourage, aucun de ses fidèles, n'est concerné par sa demande, trop humaine pour être prise en compte sans mépris.
Cette pièce dénonce le fanatisme religieux, l'anti-papisme de l'époque comme l'antisémitisme. Est-ce la raison pour laquelle vous l'avez choisie ?
Oui. La religion y est omniprésente comme une maladie, une névrose. Il y a un moment où Marie Stuart, la reine papiste, et Simon qui est juif sont parias l'un et l'autre. Tous deux vont être exécutés car ce destin les rend frère et soeur. Wolfgang Hildesheimer, l'auteur, était allemand. Sa famille entière a été déportée. Il a fait exister une partie de sa propre biographie dans sa pièce sur Marie Stuart.
Avez-vous lu Les Bienveillantes, le nouveau prix Goncourt ?Je l'ai commencé, c'est très difficile. Les quinze premières pages sont terrifiantes. Mais je vais trouver un regain de courage pour continuer. Cela m'intéresse beaucoup. Toute cette polémique autour de l'idée qu'on n'aurait pas le droit de faire parler un bourreau... Mais si, absolument ! Il faut justement. Il n'y a pas à moraliser. Je trouve passionnant que Jonathan Littell ait pris ce parti-là, celui du mal qui veille en chacun de nous.
Est-ce un sujet, la Shoah, que vous avez abordé avec votre mère d'origine allemande ?
Non, à l'époque, elle était très jeune. Elle dit qu'elle ne savait pas. Mais jusqu'à quel point ne pouvait-on pas savoir ? J'ai l'intention d'en parler avec elle avant qu'elle quitte ce monde. J'aime cette phrase d'André Glucksmann : « Rien de ce qui est inhumain ne doit m'être étranger ». C'est cela qu'il faut garder à l'esprit.
Aujourd'hui encore ?
J'ai découvert le livre d'une jeune Tchétchène, Milena Terloeva, « Danser sur les ruines de Grozny » : on n'imagine pas qu'un pays puisse être en proie à de telles souffrances, à de telles tortures, orchestrées par un Poutine décoré il y a peu de la Légion d'honneur par le président lui-même. C'est comme si on décorait Hitler. J'aurais aimé être à l'Elysée pour mettre du poison dans le champagne qu'on lui servait. C'est un fantasme de tyrannicide, je sais ; mais c'est un acte que je crois légitime. Malheureusement, on subit l'existence de ces monstruosités sans révolte. L'absence de mobilisation des intellectuels, des profs de faculté en France et partout ailleurs est sidérante.
Vous vous êtes vous-même engagée pour la Tchétchénie martyre ?Dans la mesure de mes possibilités. Mais j'ai toujours l'impression que les pétitions, les actes de présence, sont d'une extraordinaire insignifiance, même si j'ai tort car les victimes ont besoin de ces soutiens. On vit aujourd'hui une drôle de période : on s'en remet aux artistes, ces électrons libres, qui agissent de manière anarachique mais sincère et peuvent faire entendre une parole citoyenne en dehors des discours politiques ordinaires, stérilisants et démagoriques. Mais est-ce à eux que revient cette tâche ? La pensée sociale a été remplacée par l'émotion sociale. Il est vrai qu'émouvoir, c'est faire bouger. Il manque à notre époque des Signoret, des Montand, des figures populaires coachées par de vrais penseurs. Même si Jamel joue un rôle majeur, on ne peut pas dire que c'est de la pensée. C'est le premier fou du roi. Mais on ne peut pas le critiquer, car lui au moins va dans les banlieues et explique aux jeunes des cités pourquoi il faut s'inscrire sur les listes électorales.
Vous venez de la banlieue, de Gennevilliers. Comment comprenez-vous les révoltes actuelles ?
Elles sont les conséquences de la ghettoïsation. Dès qu'on sépare les uns des autres, qu'on met à l'écart, on crée des gens qui se vivent à l'écart et réagissent comme tels.- En écoutant la pièce, on a parfois l'impression que se tissent des paralllèles entre la reine d'Ecosse et une star d'aujourd'hui...- C'est vrai que Marie Stuart, ce pourrait être aussi Marilyn Monroe ou Elvis Presley...
Ou Isabelle Adjani ?
A cause de la pièce, peut-être, dans laquelle le public des nobles et des notables de l'époque assiste à la mise à mort de la reine comme à un spectacle. Marie Stuart ressemble à ces bêtes de scène qui sont allées au bout de l'essoufflement, comme Presley à Las Vegas qu'on espérait peut être voir mourir sur scène. Sur le plateau du théâtre Marigny, se joue une corrida. Petit à petit, on enfonce des pics mortels à Marie Stuart qui finit par baisser sa tête.
Avez vous l'impression vous aussi d'être harcelée ?
Ça fait partie de notre métier aujourd'hui ! Le métier a changé, la presse aussi. Je pense que c'est arrivé avec la presse people allemande qui en s'installant sur le marché français, a fait de la presse française littéralement une presse de collaborateurs, de collabos. Tout le monde s'est mis à penser que s'ils ne suivaient pas, ils resteraient sur le pavé de la décence. Toute célébrité est amenée à vivre une espèce de traque gestapiste virtuelle. L'analogie est secouante, violente même. Mais l'idée est d'avoir la peau de l'autre, surtout s'il est différent, ou s'il a de l'argent, du succès, s'il a une maîtresse, si elle a un amant qu'on aimerait avoir. Cette fantasmagorie est médiocre.
Cette peoplisation ne gagne-t-elle pas tous les secteurs, y compris la politique ?Pour l'instant, en politique, cela se passe à l'américaine, au nom de la transparence. Quelle femme ? Quels enfants ? Quelle école ? On ouvre, on regarde comme dans une autopsie pour être sûr que c'est un homme politique sain et puis on referme. Mais les hommes politiques ne vivent pas encore ce que les artistes en vue, les vrais et les bidons, vivent depuis des années, une mise à l'épreuve qui cache un désir de mise à mort.
Est-ce pour l'exorciser que vous aimez mourir sur scène ?
Mon idéal quand je me revendique artiste, c'est d'essayer de faire ressentir aux gens assez confiants, assez passionnés pour venir se voir – ce que je trouve miracluleux – des sentiments, ceux qui sont justement lourds à vivre, non pas pour les plomber, au contraire, mais pour les soulager comme une catharsis au sens de la tragédie antique. Peut-être est-ce parce qu'adolescente j'avais prévu de m'occuper des autres et non de moi ? Je voulais m'engager dans le tiers monde. Jouer une pièce qui ne sert à rien, où l'on ne dit rien, une chose consommée et oubliée tout de suite, je saurais mal le faire. La scène est un lieu de communion, où le souffle de l'idéal rôde. La scène, c'est l'absolu et l'éphémère à la fois, ça meurt au moment où ça prend vie. Et pour moi jouer avec le public est essentiel.
Vous reverra-t-on dans une comédie ?
Quand je vois celles qui ont vraiment marché l'année passée, je suis perplexe. A l'idée d'être dans un ènième « Camping », je suis mortifiée ! Mais j'adorerais une délicieuse comédie bien écrite.
En ces temps de pré-campagne électorale, avez-vous été sollicitée ?
Ils n'osent pas ! S'il y a une nouvelle année accablante pour aller aux urnes, c'est bien 2007. J'avoue que je ne sais pas pour qui voter et je ne suis pas la seule.
Une femme à l'Elysée ne vous tente pas ?Ce qui serait génial, c'est le changement d'hormones à la tête de ce pays. Plus de testostérone, ce serait bien. Rien que pour cela, cela vaudrait le coup mais Ségolène Royal est-elle la bonne réponse ? C'est déprimant, cette classe politique formée à l'ENA et dépassée par la vie. Mais on peut reconnaître à « Ségo » de tenir le coup devant la curée. On a envie de dire à ses opposants : tenez-vous messieurs ! Un peu d'éducation et d'élégance !« DES REGRETS MAIS PAS DE REMORDS »
Vous êtes discrète dans une société où il faut se montrer. Pourquoi ?Je me sens d'une génération différente. Certains d'entre nous essaient de donner le meilleur d'eux-mêmes à travers le cinéma, le théâtre ou la télévision. Aujourd'hui, il faudrait en plus de vendre son film ou sa pièce savoir se vendre, faire la promotion de soi-même, de son image, de son coefficient de sympathie. Existera-t-il demain des écoles d'artistes-représentants de commerce !
Est-ce la raison pour laquelle vous évitez Fogiel ou Ruquier ?Et pourtant je regarde ces émissions. Je crois qu'il faut y aller si on est écrivain. Avec un acteur, une actrice, ça prend tout de suite un tour vulgaire inévitable, non ?
Votre carrière est ponctuée de longues périodes d'absences, de silences. Pourquoi ?
Soit pour vivre ma vie personnelle, soit pour m'occuper de ma famille. Le choix ne se pose pas : mes parents, mes enfants passent en premier. Tant pis, ou plutôt tant mieux pour moi. Au moins quand je donne quelque chose au cinéma ou au théâtre, c'est en rapport avec la vie, pas avec l'ambition, ou l'argent. Je sais ce que j'aurais pu faire...
Vous regrettez d'avoir refusé Bunuel ou Godard ?Oui, j'ai des regrets mais pas de remords. J'ai toujours été dans ma vie. Je n'ai pas envie que mes enfants ni ma conscience me reprochent plus tard comme à la concertiste du film Sonate d'automne de Bergman : « Tu n'as pas été là ».
Est-ce en ce sens que vous avez parlé un jour de la célébrité comme d'une « puissance creuse » ?
J'exerce un métier de vanité. Je le penserai jusqu'à la fin. C'est une séduction chimérique et dérisoire.
Comment une star gère-t-elle le temps qui passe ?
Cela ne m'obsède pas, sinon j'aurais fait bien plus de films ! Sauf à jouer des rôles de composition qui en valent la peine, où la prise de risques est un accomplissement, je préfère rester belle, attirante au cinéma. Au théâtre, je m'en fiche. On est toutes dans la contrainte d'un monde de l'image. Le jeunisme est ridicule et ignare. Il y a eu une période où l'on était persécuté par des mannequins de 14 ans. Cela semble changer un peu. Des femmes comme Charlotte Rampling ou Nathalie Baye ont eu récemment de superbes rôles et la primeur des magazines féminins.« JE N'ETAIS PAS PRÊTE POUR LES CADEAUX DE LA DESTINEE »
Comment s'est passée votre enfance ?Que ce soit du côté de ma mère ou du côté de mon père, il y avait beaucoup de non-dits. Quand des gens ont émigré dans des moments aussi traumatiques, aussi épuisants que les lendemains de la guerre, ils veulent le vide, l'oubli et l'amnésie. Longtemps, je n'ai pas eu envie de savoir. Mais vient le jour, l'heure des questions. Tout ce qu'on ne sait pas fait tellement de dégât ! La psychanalyse m'a permis de le comprendre.
La vie ne vous a-t-elle pas gâtée ensuite ?
Oui et non. Vous savez, j'ai réussi seule, sans l'aide de personne. Ni celle de ma famille, ni celle d'un homme, et sans argent. Alors gâtée, oui, parce qu'il m'est arrivé de belles choses hors de l'ordinaire. J'ai été propulsée dans ce milieu réputé difficile d'accès. Je suis entrée à la Comédie Française sans avoir fait le Conservatoire. J'ai eu la chance d'être remarquée par François Truffaut. Ce sont des petits miracles qui deviennent aussi des menaces pour votre construction quand vous n'êtes pas prête. L'adolescente que j'étais ne pouvait pas être prête pour de pareils cadeaux de la destinée. J'avais vécu dans un milieu défavorisé, très insécurisé où le sentiment d'infériorité régnait en maître. La mise en avant n'était pas facile à vivre.
Votre père, chef de garage d'origine algérienne (décédé en 1983) vous mettait en garde ?« On ne se fait pas remarquer », disait-il. Cela tombait mal. Ce métier est à l'opposé des injonctions familiales. Se mettre en avant chez nous, c'était se mettre en danger. Dans notre HLM, il ne fallait pas que les voisins nous connaissent. Il fallait vivre caché. C'est le résultat de la guerre et de la maltraitance. Ni mon père, ni ma mère n'ont vécu des jeunesses heureuses. Enfant, on hérite de tout ce mal être, de ce dolorisme. Je me suis retrouvée à devoir dire merci à la chance, merci à tous les bonheurs. Mais avec crainte et maladresse. Gâtée, oui, mais avec un cadeau empoisonné !
Propos recueillis par Michel Vagner L'Est Républicain du lundi 13 novembre 2006
Merci à Loquita! pour la retranscription...

32 commentaires:

tazyzas a dit…

Un immense merci pour cette retranscription! L'interview est, comme toujours, passionnante. Voivement les photos! ;)

tazyzas a dit…

Je voulais écrire "vivement les photos"! ;)

rauch a dit…

bravo et merci pour ce magnifique article. Interview intéressante et réponses intelligentes.

fredjani a dit…

Oui, je trouve que l'interview fait un peut "fourre-tout"...on navigue d'un sujet à l'autre...avec une certaine déconcertation...tant on survole certains sujets et que l'on passe sans liaison d'un sujet à l'autre...MAIS c'est de loin une des meilleures par la pertinence de ces mêmes questions...Enfin on lui pose des questions sans détours...franches...et intéressantes....
Alors félicitations à ce journaliste... (J'ai p'tête pas été clair, si? lol)

laurent a dit…

Interview passionnante !!
merci Fred de nous la faire partager et merci à Loquita donc...
Espérons que tous ces projets cinéma pour 2007 et 2008 se réalisent et ne restent pas qu'à l'état de projets sans lendemain comme ça l'a été trop souvent... wait and see...
à+
Laurent

yull a dit…

Merçi Loquita pour cette envoie....
j'attend l'est républicain pour scanner les photos et pouvoir les envoyer a fred pour que nous puissions tous en profiter

Loquita a dit…

YULL : ça y est c'est envoyé. Avec un peu de chance, comme je le fais partir de Paris, tu le recevras demain...

Remerciez ma nièce Coline, 10 ans, en plus de moi-même, pour le "tapage" du texte de l'interview. Elle s'amusait de ce que je tapais vite et de ce qu'elle arrivait du coup à lire en direct les mots qui apparaissaient sur l'écran de l'ordinateur. Comme elle lisait tout haut, je n'avais pas besoin de lever les yeux du journal pour corriger mes fautes dès que j'en faisais une. Elle me les signalait en direct ! Et ponctuait régulièrement cette longue lecture de : "Ben dis donc, elle en a des choses à dire ta dame !"

Loquita a dit…

Au fait, pour ceux qui ne sauraient pas, et pour les fétichistes comme moi qui veulent posséder les originaux des journaux où Elle paraît (hum, hum, oui je sais, chuis grave !) :

On peut commander ce journal en envoyant un chèque de 1.43 € par exemplaire acheté à :

L'EST REPUBLICAIN
Service Logistique des Ventes
rue Théophraste Renaudot
54185 HEILLECOURT CEDEX

Il faut bien préciser "l'édition de Nancy, qui contient l’article suivant :
Isabelle Adjani ses bonheurs et ses combats (13.11.2006)"

Vous pouvez les appeler au 03.83.59.09.03 si vous voulez plus de précisions. Voilà, vous savez tout !

perrine a dit…

bonne interview d'isa.mais un bémol toutefois car l'actrice dénigre les comédies qui font des entrées comme "camping",c'est clair que c'est pas la comédie la plus drole de l'année mais elle a remporté un beau succés public,faudrait qu'isa.se mette enfin en paralléle des gouts du grand public si elle veut revenir en haut du box office,dénigrer ce film et ce genre de comédies c'est un peu mépriser le public.Pas cool isa.sur ce plan là.

Loquita a dit…

Alors non, non, et non ! Perrine je ne suis pas d'accord, IA n'a pas à "se mettre au niveau" du public, si ce que prise le public lui déplaît ! Elle ferait ça si elle était carriériste, et c'est son premier droit de ne pas l'être, de tourner dans CE QUI LUI PLAÎT, et pas dans ce qui ne lui plaît pas ! Elle préfère une comédie du genre de "Bon Voyage" à "Camping", ce n'est pas moi qui lui en voudrai pour cela ! Je serais affligée si elle tournait dans une de ces comédies grasses franchouillardes qui cartonnent au box office des beaufs (tu vois, je suis pire qu'elle dans mes propos !). Ce serait son droit mais je serais affligée, et je suis bien contente qu'elle ne trouve pas sa place dans ce genre de gloubli-boulga !
Sans compter que faisons un pari : quel film passera-t-on à la TV ou dans les festivals dans 50 ans : "Camping" ou "Bon Voyage" ? Je serai peut-être encore là, et y'a intérêt à ce que j'y voye encore si je serai encore là, et je me délecterai comme aujourd'hui, quand je serai une très vieille dame, de "Bon Voyage" Alors que "Camping", déjà c'est moche et dans 50 ans ce sera toujours aussi moche ! Ha ! Je sens que je vais me faire incendier pour avoir écrit ça mais c'est pas grave : pour Elle je ferai ma Jeanne d'Arc, je braverai tous les médisants sans me soucier des attaques !

perrine a dit…

madame Loquita je me permets de vous dire que vous tenez des propos de "bobos"(écoutez les paroles de la chanson de Renaud c'est vous)vous méprisez les gens de classe moyenne,sans doute vivez vous à Paris!!!Mais sachez une chose c'est que isabelle adjani a je pense tous les publics et les gens que vous méprisez par vos propos ont aimé certains films de cette star comme Camille Claudel par exemple...

yull a dit…

LOQUITA:merçi pour l'envoie je vais guetter le facteur demain .Non LOQUITA tu n'es pas grave du tout,quand on aime on ne compte pas et un grand merçi a Coline donc également qui as un prénom superbe...


perrine:tu es parfaite ne change rien .....

yull a dit…

LOQUITA:je ne peux rien rajouter tant ma pensée et similaire a la tienne

Perrine: je ne te connait pas, mais on sens tout de suite que tu es comment dirais je? différente... Tout tes post on un arrière gout Amère... quel est le rapport entre le fait qu'isabelle trouve que camping sois une sombre daube ...sais son droit non? et le mépris supposé qu'aurait LOQUITA envers les classe moyennes c'est vraiment un gloubiboulga malodorant

Loquita a dit…

Chère Perrine je ne voulais pas vous faire de la peine mais en même temps je voulais vraiment exprimer ma pensée, sans me censurer. Donc je persiste et je signe. Je serais bien bête de mépriser la classe moyenne, parce que j'en fais partie. Ne nous fâchons pas s'il vous plaît, et je vous jure que je ne me permettrai pas de vous juger si vous aimez des films que je n'aime pas. Il y a des films que je porte aux nues, cela ne vous oblige pas, vous, à les aimer. C'est très bien qu'il y ait des gens si différents sur cette terre, et c'est très bien qu'il y ait des gens si différents qui ont pour point commun d'aimer Isabelle Adjani. Elle doit être fière de réunir des gens qui ne se parleraient même pas pas, s'ils ne la connaissaient pas, et qui apprennent à se connaître, grâce à elle !

Anonyme a dit…

Merci pour ta retranscription Loquita, ça a dû te prendre un bon bout de temps...

Elle a vraiment une grande culture littéraire, il y a de quoi l'admirer...

perrine a dit…

merci Loquita d'avoir éclaircie vos dires...Je ne suis nullement fachée...Merci de faire preuve d'intelligence d'esprit...bien à vous.

Yull,relisez l'article d'isa.puis le post de Loquita et vous comprendrez (peut etre)ce que vous ne saissisez pas dés la 1ere lecture,le "gloubiboulga" vous paraitra plus clair!!!

Anonyme a dit…

Euh pardon j'ai encore oublié de signer mon précédent post, ch'uis désolée... :/

LOU

Irvine a dit…

Ola tout le monde ! (c'est le seul mot de ma faible connaissance en espagnol Tazyzas, désolé)

J'ai été voir la Belle dimanche (et la bête...).

La pièce était différente de ma première fois, même le texte était parfois différent !
Il y a eu des petites scénettes non prévues assez amusantes ! Un délice !

Et bien sûr, je ne pouvais pas ne pas aller la féliciter à la fin de cette représentation. On ne sait pas comment y réagir... C'est comme si à chaque fois elle nous faisait un cadeau hors de prix ! C'est toujours difficile à appréhender...

Enfin je vous raconterais ma modeste aventure plus en détail, peut-être ce soir ou une autre fois ça dépend parce que j'ai un repas de famille ce soir... (sans vouloir raconter ma vie !)

En parlant de récit, on attendrait pas toujours celui de Loquita ? Et celui de Yull, qui nous a bien mis l'eau à la bouche avec ses 10 minutes privatives fortes en émotion ?

Bon je compte sur une livraison massive de récits dans la semaine...

En parlant de livraison... Oui le bouquet... Ben moi je suis pas sur Paris donc déjà je pourrai pas le porter (dommage) et sinon, ben si ça se précise bien financièrement, pourquoi pas, mais faut que ça soit sûr hein, parce que les opérations d'argent à l'aveugle, c'est pas mon truc... Je donnerai mon adresse à Fred pour qu'on voie ça !

Ciao !

Loquita a dit…

Irvine : bonne mémoire ! Oui oui, j'ai une suite à vous poster, d'ailleurs je l'ai postée, il y a bien une semaine, et Fred l'a aussitôt retirée juste pour me faire bicher ! Là dessus, je lui ai écrit pour lui demander de ne pas la re-publier tout de suite, d'attendre la suite ET FIN... et voilà, ça vient, ce soir ou demain soir je finalise mon récit et je le lui envoie et il le mettra sur ce chouette blog...
A bientôt donc !

Loquita a dit…

Je voulais ajouter : moi aussi j'attends avec impatience les récits ! J'adore les récits des autres ! Donc il y a celui de Patrick, celui de Yull, celui d'Irvine... De quoi se réjouir à l'avance !

Anonyme a dit…

Oui d'ailleurs Loquita, je sais pas si tu as vu dans ta boîte mail mais je t'avais écrit un message pour te donner mon adresse avec des ptites photos en prime... Je veux PAS DU TOUT donner l'impression de quémander, mais j'aimerais bien avoir l'enregistrement de l'émission sur Albert souffre... S'il te plaaaaiiit !

Lou

Loquita a dit…

LOU : J'ai pas reçu ton mail !!!!! Si ça se trouve je l'ai pris pour une pub et je l'ai viré !!!!! Excuse-moi !!!! Y'a "Lou" dans ton nom d'emaileuse ? Quand je reçois un mail de quelqu'un que je ne connais pas, comme je crains un spam pof, je le mets illico in the poubelle ! Alors veux-tu bien me redonner ton adresse postale, et tu me mets "K7 IA" dans l'objet de ton email, pour que je te reconnaisse ! La cassette en question est tout prête pour toi, sur ma table depuis 1 mois ! Ca m'étonnait, aussi, de ne pas avoir reçu de tes nouvelles...

carolina a dit…

Je reviens de 8 jours de panne d'ordinateur.C'est fou de voir l' animation de ce blog.Merçi pour la transcription de l'interview d'IA.Je suis tout à fait d'accord avec Loquita.Je serais absolument affligée de voir IA dans des comédies à la (Dubosc).Il y a beaucoup de monde qui aime ça.C'est navrant.De la sous culture dans un monde de bruts.Il faut reconnaitre qu'aujourd'hui émettre cet avis dérange.
Quelqu'un sait il quelque chose à propos des différents projets d'IA au cinéma?

fredjani a dit…

Moi j'ai bien aimé , camping...
Ca vous dérange pas de tenir de tels propos... (il fait même partie de mes films préférés du mois de novembre),eh les filles, un peu plus de tolérance....et d'ouverture sur ce que les autres aiment ...
De la sous culture.... oui , il y a des termes qui me dérangent...tant je les trouve réducteurs.

benraminos a dit…

Et les photos de l'est republicain, vous les avez recus?

fredjani a dit…

Merci , benraminos...de nous rappeler le sujet principal du blog ...
Elles arrivent...elles arrivent...

carolina a dit…

C'est normal Fred de dire ce que l'on pense sans hypocrisie.Ce n'est pas intolérant c'est juste un avis parmi d'autres.J'essaie de rester polie.En ce moment il y a des commentaires assez indignes sur ce blog(voir plus haut).Difficiles à avaler certaines plaisanteries vu ma situation géographique.Tenons bon Tazyzas!

fredjani a dit…

Ben je prefere largement camping à Ishtar...(par exemple)
Avec camping, je retrouve ce que j'ai vécu lors de mes vacances, je trouve ce film tres juste et bien fait, que tu critiques le film passe encore, que tu juges ceux qui vont les voir (comme moi), en disant que c'est navrant car ils aiment ce genre de films, ça, ça me dérange...
De quel droit porter un jugement sur ces personnes!
C'est sûr avec un tel commentaire, on n'est pas dans l'hypocrisie, mais quel manque de tact...

Celui ou celle qui se fait appeler LoU ... et qui postent ces commentaires hideux et vulgaires...
ne mérite même pas une réponse...

carolina a dit…

Tu exagères Fred,mais je n'aime pas du tout Camping et Dubosc que je trouve très mauvais acteur.
Excuse moi si je t'ai froissé,je ne pense pas juger violemment.Comment fait tu devant quelqu'un qui déteste IA?

fredjani a dit…

Mon meilleur pote ne la supporte pas....ben je parle d'autre chose !
Ca ne m'empêche pas de lui dire quand même que je l'admire...
Bref je ne juge pas les gens en fonction de ce qu'ils aiment ou non....
C'est trop réducteur, la preuve, j'aime camping et adjani....C'est incompatible?

yull a dit…

FRED:Franchement, tu es le chef comme tu dit, mais camping est une daube insupportable comme la plupart de film de Fabien ontoniente
Tu as du aimer les bronzé 3?
manque de tact!!! non mais je rêve!!!,manque de tact pour parler de camping????MDR de chez MDR ....
sais peut etre pas le mot approprié...Finalement Perrine avait peut etre raison je t'embrasse Perrine si tu me lis ....

yull a dit…

FRed:rien n'est incompatible au contraire,moi aussi j'aime certaine daube mais défendre camping dans sais termes c'est un peux trop pour moi
LOQUITA:je t'ai renvoyé l'est républicain seulement ce matin excuse pour le retard ...avec une petite surprise qui te fera plaisir j'en suis sur,nous avons nos coordonnées si tu es la ce week end,je t'apelle afin de pouvoir faire ta connaissance
je t'embrasse

Bonsoir a tous

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

Derniers commentaires

Messages les plus consultés

Forum du blog

Forum du blog
Cliquez sur l'image et dialoguons...

Tchat libre

Tchat

Compteurs